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MORT APPARENTE DU NOUVEAU-NÉ

Dès que Tenfant vivant est expulsé, il crie. Les cris du fœtus marquent le passage de la vie intra-utérine à la vie extra-utérine; dès ce moment le fœtus respire et n'oxygène plus son sang par l'intermédiaire du cordon.

ai sons APRES LA NAISSASCE ^"

Parfois le nouTeau-né ne crie pas, il est exlrnordînairemenl pâle, le cordon esl petit sans baltemeols, la respiration qui peut se faire est eilrèmemenl superficielle, se produisant par saccades loules les Irente-cinq ou quaraute-cloq secondes. C'est l'asphyxie blanche.

M^is duns d'autres cas le oouveau-nË apparall turgescent, cyanose, les yeux sortant des orbites, il ouvre la bouche, mais nul mouvement d'ÎDSpiralioQ ou d'expiralion ne se produit : il y a apnée. Le cordon est gros, avec battemenls souvent perceptibles. C'est l'asphyxie bleue.

Dans ces condilions la vie en général ne se prolonge pas au delà de deux à trois heures. D'après Baudinet, l'enlrelien de la vie pendant ce temps, sans respiration, peut pliquer par la persistance du trou de Botal.

Cette forme d'asphyxie à un degré atténué est relî ment assez fréquente.

Causes. — Elles yarienl suivant les deux variété» d'asphyïie.

A, Asphi/xie blanche. — Elle peut Èlre due : 1° à la faiblesse congénitale de l'enfanL qui n'a pas la force de respirer; aussi s'observe-t-elle chez lesenTanlsnés avant terme,

2° Aux hémorragies de la mère, comme dans les cas de placenta pratoia : l'enfant est saigné à blanc.

3° A la compression du cordon, qui, par ralentissement ou par suppression d'apport sanguin produit un résultat analogue à la saignée.

Pour certains auteurs c'est un étal syncopal.

B. As/ih'jxis bleue, ■ — L'asphyxie bleue se voit tout(iB<1 fois qu'il y a gêne de la circulation de retour

i" Dans les accouchements lents;

2° Dans les accouchements oii les conlraclions ulèt ae succèdent â intervalles trop rapprochés ;

3° Lorsque l'utérus s'est rétracté sur la partie fœtale^;

4" Lorsque le cou est entouré par un circulaire.

Condatie ft (cuir. — Asphyxie blanche. Le cas est à peu près régulièrement mortel. On attend le plus possible pour lier le cordon, on frictionne l'enfant et on l'enveloppe linges très chauds.

MOIIT APPARENTE DU N(»UVE.\L'-NE «S

Âtphyxie hieue. — On coupe rapidement le cordon el on laisse saigner le bout fœlal.

Introduisant un doigt dans la bouolie el l'enfonçant jusqu'au niveau du larjnï on le débarrasse des produits qui pourraient l'obstruer : sang, liquide amniotique, mucosités, puis on essaie de provoquer la première inspiration. I

1° Par voix rê/lexe, en chatouillant l'abdomen, la plante des pieds ; en flagellant la figure, les fesses arec la main ou avec une serviette mouillée; en excitant la peau par des frictions alcooliques; en titillant la muqueuse nasale ou la muqueuse pbaryn go-laryngée avec les barbes d'une plume; en plongeant l'enfant dans un bain très chand, dans un bain sinapisé.

Bnlin dans cette catégorie de procédés il faut ranger le procédé de Laborde, ou les tractions rythmées de la langue.

On saisit la langue de l'enfant soil directement avec les doigts, soit en l'entourant d'un mouchoir ce qui donne une meilleure prise, soit avec une pince ; on peut utiliser une pince à forcipressure, mais en modérant la pression el sartout il ne faut jamais serrer jusqu'au cran d'arrêt; Collin, sur les indications de Budin, aconstruit dans ce but une pince à pression automatique et à large surface de préhension assez commode.

On attire fortement la langue au dehors et on lui fait ei&culer des mouvements énergiques d'avant en arrière, en iftchant d'imiter le rythme de la fonction respiratoire.

L'excitation de la base de la langue et surtout sa traction exercent une action puissante sur le réflexe respiratoire.

2° Par voie mécanique, en pratiquant la respiration artificielle.

Pour cela, saisissant à pleine main les deux bras, on les élève et on les porte en arrière (agrandissant ainsi la . cage thoracique) puis par un mouvement de circumduction on les rabat en les croisant sur le thorax sur lequel on appuie. On pratique ainsi alternativement rinspiralioa et l'expiration.

426 SOISS AI-RlîS LA NAISSANCE

Par rinsitfflaiion. — L'insufflation peut se faire de bouche à bouche. Mais l'insufflation directe, outre qu'elle ne donne qu'un air déjà brûlé, le fait pénétrer non seulemenl dans les voies aériennes, mais dans l'œsophage et l'estomac, qui se gonQant relève et refoule en haut le diaphragme, d'où gène de la pénétration aérienne.

On la pratique surtout avec un instrument nommé insufflaleur. L'insufflation mécanique a été combattue par certains accoucheurs, qui l'accusent de distendre outre mesure et de crever les alvéoles pulmonaires. MaisTinsufilation intermittente, bien faite, ne produit pas d'accident.

On peut faire l'insufflation à l'aide d'un simple tube recourbé par l'intermédiaire duquel on souffle directement dans la trachée; les instruments de ce type (insufflateur de Cliaussier-Depaul) ont contre eux la difGcnUé de leur manuel opératoire — il faut leur faire franchir la glotte et éviter l'œsophage — et le reproche adressé à l'insuftlatioQ bouche à bouche — on insuffle de l'air déjà brûlé.

L'insufflateur de Ribemont comble ces desiderata. Il ae compose d'un tube courbé dont la courbure a été réglée à

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Fig, 139. — InBufâatear ds RibemuDl-DeEE^iïgne.

la suite d'expériences analomiques nombreuses; son e 3 mité est disposée de telle façon que l'air injecte ne, peut plus revenir. L'insufflation se pratique h l'aide d'une poire en caoutchouc qui injecte l'air normal et en quantité modérée, 25 à 30 centimètres cubes par intuffla-

On doit surtout avoir beaucoup de constance, interroger continuellement les battements du cœur qui doivent servir de guide; enfin il ne faut pas s'arrêter lorsqu'on aura ainsi obtenu deuï ou trois inspirations spontanées. Pour être

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