‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 156 sur 182 · W ÉVOLUTION DU NOUVEAU-HE · texte numérisé non relu

W ÉVOLUTION DU NOUVEAU-HE

La nëcessilë de co coupage a été vivement comballue,

par Budin, qui a observé qu'en coupant le lait les enfants prenaient une plus grande masse de liquide, mais s'accroissaient moin^ que lorsqu'ils le prenaieut pur.

Marfan revenant sur cette question, estime que si le lait non coupé et nou sucré réussit chez quelques enfants, il est préli^nble dins 1 immense majorité des cas, peudaul les quatre ou cinq premiers mois de la vie, de l'additionner d'eau et de lactose (1).

On a chercha â modifier, par certains procédés, le lait de vache, de façon à rapprocher sa composition de celle du lait de femme, ou décaséine le lait, loul en lui laissant sa teneur en graisse, diminuée par 1« coupage. M. Vigier donne au lail qu'il obtient par co procédé particulier, le nom de lail hiimanù^; Fie. 1^- - objuis ser-fnnt à raïuiicnisnt Gœrlner a aussi imaginé su polit iioi. yn procédé basé sur l'em-

ploi de la machine centrifuge, décaséinant le lait, donnant un lait ffraf, qu'on appelle encore luit malernisé. Ces laits ont donné de bons résultats.

il n'est pas de règle absolue, maïs à moins d'indication

spéciale fournie par l'état des digestions, U est préférable

de donner le lait sans addition d'eau[2).

Le lait doit être administré tiède.

iiiBirunicni>« d'uiintiemeni. — On peut donner te lait

soit à la cuillère, très bon procédé, soit à la tasse, au

(IVMarfan. professeur agrégé à la Faculté de Pari* : D^ V^ ' lemenl or/i^iei- Paris, Steinlioil, 1896.

(2) Budis. Lail stérilisé et allaitement.

INSTRUMENTS D'ALL.MTEMENT UH

petit pot. Le biberoD est l'iastrument le plus répandu. Tous les biberons à tuyaux, de quelques modèles qu'ils soieul, doivent être impiloyablemenl proscrils. 11 est h peu près Impossible de les tenir propres; les soius qu'ils réclameal sont trop mioulieux. Ce sont les plus répandus, ceux qne prérfroul beaucoup de mères, parce qu'ils favoriseut

leur paresse; elles laisseDt le biberon traîner dans 1 berceau et l'enfant boire comme il peut.

Le biberon doit être, sous ses différentes formes plus 00 moins commodes, un récipient garni d'un bout d'écoulement et de succion, Le meilleur biberon est en réalité une simple bouteille en verre blanc, graduée au besoin, comme les bouteilles de pharmacie, sans bouchon, munie

us ÉVOLCTTON DU KOrVEAV-MÉ

d'une télini? longue, ventrue, épaisse. On fait des lëtid

aven de petites soupapes, faciles à netloyer e! qui S

eicellenles.

La létine a besoin d'élre reitouvek^e assez soavent. De la c*B4«i(« de l'allallemenl arCHIc*<4. — Le lait i'tt Mère ou d'une nonrriee saine, est inoffensif parce >

prissani directeme| du sein dans la b' (.lie.de l'enfant^ il >"infecle pas.

Il n'en ebt pas de même du lait qui ^eil k l'ailaitement artificiel ; des germes y pénÈlrenl, et Il'UF di^veloppenieiit favorisé ]>ar la chaleur, explique la plus grande fréquence des accidenlfidel'allailemeut pendant l'été; parmi ces germes nocî& 8e tr«uve surtout le baciHe d^

quiay mmaceumm^i. j^ diarrhée VertB. ^

Dans ce lail peut encore élre introduit, par le coupaged par le rinçage des récipients, le bacille de la fièvre typholM liacUlr d Ebtrlli, dont l'eau est le grand véhicule. Le baeÎH de la diphtérie peut être anssi propagé par le lait.

Enfin la vache, dont le lait sert surtout à l'aliaentatij artlQcielle, est sujette à la tuberculose, et le bacille de c affecUfiB, bacille de KocA, passant dans le lait, peut cofl miner l'enlant qui le boit.

Aussi, malgré les avantages du lait cru, i^'tvwat, ^Ulec si ardemment par quelques auteurs el en parliculiw \ le professeur A. Lutoa fde Reims), faut-il, avant de l« £ consommer aux eofanlit, tuer tous les germes ( qa'il coQtieut, le stérilistr.

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