I. — Période de début: quatre premiers mois. — Dana
ce cas la femme se suppose enceinte, ou l'on soupçonne une grossesse.
L'examen direct est peu de chose; il est même négligeable; tout se résume dans les renseignements fournis par l'interrogatoire.
La conclusion de cette étude ne peut être qu'approximative; on n'obtient que des renseignements de présomptiou ou de probabilité.
intorroKaioirc. — On laisse u'abord la femme ou sou entourage raconter les faits, provoquant au besoin des confidences par quelques questions de façon à avoir une idée générale de l'état de la femme, puis on reprend l'interrogatoire méthodiquement et avec précision. S'il s'agit d'un: primipare, on refera l'histoire :
1° Des BDtécéUcnIs h^rédllaircs au point de vue obstétrical (il y a des familles où on accouche bien ou mal).
2° Des antécédcnt<< personnels géu(!raus do la mère. — Age où elle a commencé et où elle a continué à marcher (rachitisme] — maladies, etc.
3° Des antêcédcDls personnels lia p6rc. — CeS derniers renseignements, surtout dans le^ cas douteux, doivent être, s'il est possible, demandés directement au père. Car si, légalement, te médecin n'est pas tenu m secret professionnel entre époux, au point de vue moral c'est un de ses devoirs; non seulement il ne doit pas, le cas échéant, dénoncer un des époux, mais il doit éviter toute cause de soupçon, et veilItT à ne pas trahir imprudemment ce secret.
L'histoire pathologique de la mère et du père est utile
DIA(;N0ï>T1C (lENËRAL DE Li GROSSKSSK
au poinl de vue du pronostic pour la mère et pour l'ra (Pathologie de la grossesse).
4° De« aniêcedcBit» géniiaax. — Si c'est une multipare,
l'hisloire gênilale de la femme est des plus imporlanles, el peut faire négliger l'examen direct.
L'inspection, le palper, le toucher n'apportant pas d'arguments dOcisifs, il n'est pas nécessaire d'y avoir recours.
Les présomptions d'une grossesse sont basées sur la suspension des règles, les troubles digeslifs, les envies d« dormir, le picotement el le gonflement des seins accompagnés d'un développement anormal du ventre, etc. Ces signes, d'autant plus probants que la personne chez qui ils se manifestent jouit ordinairement d'une santé plus régulière, ne permettent pas d'affirmer absolument une grossesse ; il faut attendre les signes de cerlitude qu'on ne trouve guère qu'au cinquième mois. Il importe cependant dans le cas de leur constalalion, au point de vue des conseils à donner, de considérer la femme comme enceinte.
Les vomissements, parmi les inconvénients de l'état da gestalion normal (1), sont plus spécialement observés pendant celte première période; souvent ils cessent vers le troisième ou quatrième mois. Quand ces vomissements suivent les repas, il faut changer l'heure des repas, faire prendre des alcalins (eau de Vichy), "de la pepsine. On peut donner des pilules d'extrait Ikfbaique (0 gr. 02), à avaler un quart d'heure avant l'ingestion des aliments; on a conseillé l'emploi de la cocaïne [10 à 20 gouUes par jour d'une aolulion à iO/lOÇ), de Veau chloroformée.
IL — Période d'état : du cinquième au neuvième mois.
— A ce moment, on peut obtenir (ous les renseignements utiles et il ne faut jamais se contenter d'un examen approximatif, mais se servir de toutes les ressources diagnostiques à notre disposition. On doit donc, non seulement
(l) Les TomissemeDts incuerciblea font partie de U pathologie d«