MALADIES INFECTIEUSES A ÉVOLUTION SUB-AIGUE
Pendant les six premiers mois la contamination du fœtusest fatale.
C. Hérédité bilatérale. — La contamination est à peu près certaine. Si nous intercalons une restriction — extrêmement minime — c'est qu'il y a toujours, m6me dans le& conditions les plus défavorables, des exceptions.
Pronostic pour la mère. — Durant La grossisse ; — lorsque la malade est dans la période des accidents, primaires ou secondaires, la syphilis subit une recrudescence et prend une allure maligne.
Pendant r accouchement; — on a pçétendu que la syphilis était une cause de rigidité du col.
' Les suites de couches ne présentent rien de bien particulier, quoi qu'on ait dit que la syphilis prédisposait aux hémorragies.
Certains observateurs ont noté une disparition plus rapide des accidents syphilitiques, chez la mère, surtout dans la zone génitale, lorsqu'ils existaient au moment de Taccou* chement.
Pronostic pour l'enfant* — UavoiUement est la conséquence ordinaire de la contamination du produit de la conception; il se produit environ vers le septième moisw L'enfant syphilitique présente une tête généralement volumineuse mais souvent comme rétrécie au niveau de la région bi-pariétale ; le front est saillant, la face parfois énorme. L'hydrocéphalie s'observe fréquemment. On trouve souvent du psoriasis plantaire et palmaire, des bulles de pemphigus à la face antérieure des jambes.
Le loie est altéré présente l'aspect du silex ^ taches brunes sur fond gris, et le poumon est aussi dur sclérosé; les os sont ramollis, boursouflés et fragiles.
Parfois, les enfants viennent au monde en apparence indemnes, dans d'autres cas, tout en ne présentant pas ces tares majeures ils sont petits, ratatinés, d'aspect vieillot : ils dépassent rarement alors six ou sept mois.
Du côté des annexes, on trouve souvent le placenta dur, scléreux, présentant des adhérences anormales.
DES .iFFECIiO.tS ÎHTEaNELLES
Conduite à tenir.
rntphylasio i C'est là te grand moyen.
Père. ^ AvanI le mariage. Le mnriage est permis i l'individu qui a été atteint de syphilis, mais sous certaines condilions expresses : t: Guérissez- vous d'abord, et puîg
mariez-vous» (1). (Fournier.)
L'influence paternelle est sous la dépendance de trois Tacleurs : i' forme de la syphilis; 2° temps écoulé; 3' trattement.
1° Les individus à localisations viscérales rapides sooi plus dangereux au point de vue bérédilaire.
9° Avant trois ans écoulés depuis la contagion et quinze mois après les derniers accidents, pas de mariage. En moyenne, on ne pourra permettre le mariage que quatre ou cinq années après la contamination.
3" La durée du traitement et la persistance de ce traitement, est, de tous, le facteur le plus important. Associé au fadeur temps, il permet de prendre une décision.
Il est une remarque essentielle à l'aire; notre limite minimum [3 ans) est nbsoloe. Mais, au delà, les règles énoncées sont des moyennes; il faut, pour prendre une détermination, associer les trois fadeurs : gravité de la »i/philU, temps, depuis l'accident et les accidents, irailemenl, el en ilve ceriaiD, avoir suivi les malades; c'est là la grosse cause des déboires; on est trompé soit sciemment, soit inconsciemmeni par le client qui demande un avis.
Pendant le mariag/'. — Le mari peut avoir eu la syphilis avant le mariage, ou bien il l'a contractée depuii.
La syphilis est antéi'ieure au maritty. — Si le début de l'affection ne remonte pas au délai minimum, relarder loute conception jusqu'à ce que cette limite ait été atteinte. Naturellement la même défense serait faite s'il survenait quelque recrudescence de la dialhèse. En tous cas, soumettre le mari au traitement spécifique. Noua possédons là un moyen absolument efficace. It n'est, pour ainsi dire,
(1) Fouruier. Préface à^Suphilis el Mariage.
INTOXICATIONS m
pas d'exemple d'individu, de dialhèse moyenne, ayant engendré alors qu'il était soumis au traitement, et dont la syphilis ait influencé le produit de la conception.
Après le mariage. — Interdire toute communauté et tout rapport pendant la période des accidents. Avertir le mari de la gravité des conséquences et de sa responsabilité.
Traitement mixte intensif.
Mère. — Avant le mariage. Le déconseiller le plus possible ; en tous cas, ne pas le permettre avant cinq ans et après observation rigoureuse. Traitement intensif.
Api'ès le mariage. — Retarder la conception jusqu'à quatre ou cinq ans. Interdire tout rapport pendant la période des accidents.
Pendant la grossesse, — Si la femme est syphilitique, la soumettre au traitement. spécifique.
Pendant r accouchement. — Si la femme est en puissance d'accidents secondaires, Taccoucheur prendra des soins personnels tout particuliers pour éviter l'inoculation.
Apj'ès l'accouchement se pose la question de Tallaitement, qui doit être fait par la mère. (Voir Allaitement, p. 430.)
Diabète.
Le diabète aggrave le pronostic maternel, et le pronostic fœtal.
La grossesse aggrave le pronostic du diabète. On voit des glycosuries apparaître avec la grossesse et disparaître après la délivrance.