APPAREIL DIGESTIF
Le pronostic est excessivement grave, quand la grossesse suit son cours, car les vomissements cessent avec l'expulsion du contenu utérin. La guérison peut s'observer dans les deux premières périodes; l'issue de la troisième est toujours fatale, ou, plutôt, c'est la fin.
La cause des vomissements incoercibles est inconnue; on a incriminé les déviations utérines, les ulcérations
utérines Quant au diagnostic, la femme étant reconnue
enceinte, il faut surtout se demander si on est en présence de vomissements simples ou de vomissements incoercibles, et, pour cela, le meilleur critérium, c'est la marche des accidents.
Trattemeof. — Le changement d'air a quelquefois une influence des plus heureuses.
L'hygiène alimentaire doit être surveillée ; les aliments qui conviennent le mieux devront être cherchés, cnr il existe une grande variété de susceptibilités individuelles à cet égard.
La glace, le Champagne frappé, un verre de kirsch ou d'anisette, ont quelquefois de bons effets.
On peut, comme médicaments, essayer les lavements de chloral, une heure avant le principal repas, ou une pilule d'extrait thébaïque de 3 centigrammes, un quart d'heure avant. On a beaucoup vanté l'oxalate de cérium, 5 à 6 centigrammes par jour. Les inhalations d'oxygène réussissent quelquefois, de môme les pulvérisations d'éther sur l'épigastre.
Si les vomissements persistent, il reste encore deux partis à prendre : administrer des lavements nutritifs, et si la malade, malgré cela, continue à se débiliter, il faut, — et sans trop tarder, — provoquer l'expulsion de l'œuf.
Constipation.
Quelquefois très tenace; on a vu des bols fécaux extrômement durs être une cause de dystocie.
Diarrhée persistants.
Rare, mais grave; est presque loujours s^plomatiqae ' d'une atTection luberculeuse de l'inleslin.
Foie.
Il f a un iciore simple, icière des femmes enceintes de Peter, qui vient traduire, par l'exagération même du phè- Domâae, le fait physiologique de l'hyperèmie.
Pronostic bénin pour la mèrp, mais réservé pour l'enftnl.
Ictère infectieux rpidémique, qui prend souvent la forme de l'ictère grave.
Pronostic maternel et fœtal très sérieux: l'avortement est la règle.
Il faut donc lors d'ictère surveiller de très près l'état da fœlus. Dans le cas d'ictère grave, on serait autorisé, en dernier ressorl, à pratiquer l'accouctiement prématuré, l'expulsion du produit de 'la conception ayant souvent une heureuse influence sur l'état de la mère.
Les coltqnes hépntiques surviennent assez souvent pendant la grossesse. On doit se garder de les confondre avec les coliques utérines.
Calmer les crises, et conseiller une cure de Vichy mais { une cure surveillée (Senac). ^^
ÀrFECriONS RESPIRATOIEIES 1^|
Dyspnée.
La dyspnée constitue par elle-même une complication de la grossesse.
Elle peut être de cause mécanique ou pathologique.
La dyspnée mécanique est jusqu'à un certain point normale, déterminée par l'amplialiou utérine, maîa elle s'aggrave lorsqu'il y a augmentation exagérée de Tolnme de l'utérus, comme dans les cas de grossesses multiples on d'hydramnios.
Le pronostic de la dyspnée mécanique est étroitement lié à son intensité; quant à celui de la dyspnée patholo-
AFFECTIONS RESPIRATOIRES f81
gique, il est en rapport avec les affeclions, d'où elle dérive. La gêne à Thémalose, ayant comme conséquence la régénération difficile des globules rouges et Taccumulation d'acide carbonique dans le sang, favorise les contractions utérines et ravortemenl.
Bronchite.
La broociiiie simple, par les quintes de toux qu'elle provoque, constitue un incident fâcheux, et le pronostic est variable suivant les cas.
Pneumonie.
La pnenmonie est toujours fatale au fœtus; il faudra avoir soin de prévenir la famille de cette conséquence lorsqu'on sera appelé à soigner une femme enceinte ou en travail atteinte de pneumonie.
Soigner la mère sans s'inquiéter de l'enfant.
Pleurésie.
La plenrésie, par contre, n'a pas d'action funeste sur le produit de la conception.
Comme précédemment, soigner la mère sans s'inquiéter de l'enfant.
Dans ces deux affections, V effort sera difficile et pénible, aussi faudra-t-il, pendant Taccouchement, intervenir lo plus tôt possible pour débarrasser la mère.
Tuberculose pulmonaire
A considérer :
A. L'influence de la tuberculose sur la grossesse,
B, L'influence de la grossesse sur la tuberculose.
A. Vavortement est fréquent, et d'après Landouzy, Queyrat, la plupart des avortements de cause inconnue n'ont pas d'autre raison.
Quand la grossesse arrive à terme, l'enfant est ordinairement chétif, débile, et meurt souvent plus tard de méningite tuberculeuse.
A.. Pozzi. <— Man. d'accouchem. • 11
tS2 MALADIES LOCALISËI^S
B. L'iiifliiPncp lie la grossesse sur la tuberculose est désastreuse. Pendanl la grossesse la fpmme peu! succomber soit à IVpuisempnl, soit à la suite d'hémoplysies foiidroyanles. Si ellearrive à terme, fréquemmenl elle meurt pea après; si elle survit, son état reste aggravé; chaque grossesse esl. pour une tuberculeuse, une étape vers la morl.
Condnlle A i«nlr. — Avant le marlae^. — Le pronostic pour le fœtus et pour la mère est si (rrave qu'on a él^ jusqu'à interdire le mariage aus jeunes filles tuberculeuses.
Il faut dislio^er :
1" La jeune Klle est i un étal avancé, elle est phtisique; alors il n'y a plus à discuter, l'on ne doit pas donner son consentement; ?° elle esl simplement tuberculeuse; la détermination à prendre dépend de l'état des lésions et de la marcbe de la tuberculose, car il ne faut pas oublier que ces malades peuvent guérir.
App^s le marinite, déconseiller une grossesse, et montrer toutes le." fâcheuses conséquences de pareille éventualité.
La femme phtisique esi enceinte. Faut-il provoquer un accouchement prématuré? Non ; dans ces conditions une intervention de ce genre a une influence néfaste sur 1a santé maternelle
Si la femme a accouché, il faut lui interdire rallaitem;