HuuBozor, Vues des Cordullières
de ec” tinuer l'œuvre de l'infortuné antiquaire. Après la mort Veytia, arrivée en 1769, les procès recommencèrent. Les collections passèrent dans le cabinet de Gama, qui les accrut d’une classe importante de peintures anciennes. C'est à la vente des collections de ce dernier savant que M. de Humboldt acheta, au commencement du siècle, les quelques fragments de peintures ayant autrefois fait partie du musée de Boturini, et aujourd’hui déposées à la bibliothèque royale de Berlin!. Toutes les pièces remarquables étaient restées à Mexico, à l’exception de quelques-unes, rapportées en Europe par M. de Waldeck, de qui M. Aubin les a acquises.
M. Aubin, ancien professeur de l'Université, partit pour le Mexique en 1850, sous les auspices de MM. Arago et Thénard, et avec l'autorisation de M. de Broglie, alors ministre de l'instruction publique, afin de s’y occuper de recherches physiques et astronomiques. Mais des circonstances malheureuses l'ayant privé de ses instruments d'observation, et ne pouvant plus atteindre complétement le but de son voyage, M. Aubin chercha à se dédommager par une étude approfondie des restes nombreux de l’antique civilisation américaine. Il acquit une partie des manuscrits et des peintures provenant de la success'on des fils du célèbre astronome américain Gama, ainsi qu'un grand nombre de chroniques en nahuatl ou mexicain, écrites par les premiers indigènes initiés à l’usage de nos lettres.