‹ Manuscrit pictographique américain [microforme]Chapitre 9 sur 30 · PEINTURES MEXICAINES · texte numérisé non relu

PEINTURES MEXICAINES

On désigne généralement sous le nom de peintures mexicaines des produits très-divers des arts graphiques chez les différentes nations de la région isthmique de l'Amirique septentrionale, peut-être mème de quelques contrées voisines. On ÿ comprend des représentations purement artistiques, des annales, des calendriers, des rituels, des pièces de procès, de cadastre, de comptabilité, enfin les siunes de l'écriture et de la numération.

Cette confusion lient, en partie, à la nature même de ces ouvrages. La plupart appartiennent à ce genre de composition mixte, empruntant le secours de l'écriture et du dessin, comme nos cartes géographiques, nos plans el certaines gravures avec légendes, où les figures et les localités se trouvent accompagnées de leur nom propre el quelquefois d’un texte explicatif, En général, sur un fond ou dans un cadre topographique, à côté, au-dessus, ou au milieu de compartiments indiquant l'année et quelquefois le jour, les peintures mexicaines offrent les principaux événements représentés en style conventionnet, par exemple : la tête de profil et l'œil de face; les hommes en rouge-brun, les femmes en jaune, etc., particularités qu'on retrouve chez Îles Égyptiens. Derrière un buste ou une tête d'homme ; ou sur le symbole générique de ville el village, des signes figuratifs expriment le nom du personnage ou de l'endroit. Ces signes figuratifs, que nous

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étudierons bientôt en détail, constituent l'écriture mexicaine!, Le reste du tableau est occupé par les indications chronologiques, par une topographie et une iconographie souvent grossières, dont je traiterai ailleurs, me bornant à ajouter, pour le moment, qu'on ne doit guère jus Y chercher l'art mexicain que celui de Raphaël, dans nos figures héraldiques où dans nos cartes à jouer,

Ce que j'ai à dire dans la suite de ce mémoir: s'appliquant à la presque totalité de ces productions (en tenant compte des différences de langage pour le phonétisme). je les désignerai encore collectivement sous le nom de Peintures où de Wappes mexicaines, Je ne ferai d'exception formelle que pour quelques pièces presque uniques dans leur genre, telles que le codex de Dresde el un autre assez semblable, conservé à la Bibliothèque Nationale de Paris, Ces livres singuliers, bien qu'offrant quelques rapports avec les Codices Mericant, en diffèrent essentiellement par leurs caractères, [ls paraissent appartenir, ainsi qu'une urne sépulcrale du Musée de Mexico, trouvée, dit-on, dans celte capitale, à la même civilisation que les ruines imposantes de Chiapa, du Yucatan et de l'Amérique centrale, Des compagnies de marchands mexicains entretenaient un commerce très-étendu avec ces contrées, où elles avaient même fait des conquêtes ?.

1. Ce sont les signes que M, de Humboldt reconnait « susceptibles d'être lus. « Vurs des Cordillières, KL p. 490 et p. 49%, où il ajoute: «Hs « savaient écrire des noms en recni-sant quelques signes qui rappelaient

« des sons, »

2. M, Aubin, Notice sur une collection d'antiquités mexicaines,

Donnons maintenant une idée des morceaux principaux de la collection de M. Aubin, et qui faisaient autrefois l’ornement du Musée de Boturini.

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