AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS
Septième période. ASSOCIATION SIMPLE Ou Sérisophie.
Huitième période. ASSOCIATION COMPOSÉE ou Harmonie. — Dans ces deux périodes le principe de l'association se généralise et s'étend de plus en plus; elles comprennent à des degrés divers ce que Fourier appelle le Phalanstère, ou commune intégralement associée.
D’après Fourier, la huitième période doit être suivie d'un autre série d'évolutions dont il n'a lui-même tracé que des esquisses tres-rapides et que nous pouvons complètement négliger.
Les associations de ménages, ou comme on dit aujourd'hui les cites ouvriéres, appartiennent à la 6° période ou Garantisme; elles sont en dehors du cadre de la période Civi'isation, et si on les généralisait, elles mèneraient promptement à cette sixième période, d’autanc plus que tous les esprits sont actuellement tournés à des fondations de G° période, come les banques d'état, les entrepôts généraux, les assurances. etc.
Ces explications nous semblent suflisantes pour faire comprendre ces deux mots Civilisation ei Garantisme qui reviennent fort souvent dans le petit écrit de Fourier que nons publions aujourd'hui, et qui a été composé par lui vers 4820, pour le faire entrer dans le grand traité de la Théorie de l'unité universelle. :
Elles pourront faire cnmprendre aussi que lorsque Fourier indique telle ou telle mesure à prend-e, il ne le fait point suivant son caprice : il ne dicte pas et n’a pas la prétention de dicter des lois. Il calcule, il prévoit, 'et il indique le x sultat de ses calculs et de ses prévisions. Aussi commet-on dans le public une grossière erreur lorsqu'on dit: « Les choses se passent au Phalanstère de telle manière parce que Fourier l’a dit. » Nullement. Fourier a cherché et a trouvé, ous le croyons, les lois de l'association; il ne les a pas lorgées de lui même, pas plus que Newton n’a forge les lois de l'attraction matérielle. Lors donc qu'il décrit le Phalaustère, ou qu’il détaille une institution de 6° ou 7° période, il ne fait que déduire les conséquences des principes qu’il croit avoir constatés. Ses principes sont-ils justes? Les conséquences, toutes les conséquences déduites par lui, sont-elles justes? Là est la question : l'expérience est chargée de la vér.fication.
Ilest nécessaire de dire encore quelques mots sur une autre expression de Fourier. Dans le petit traité qui su1t, il parle des 12 droits de l’homme, et des 12 garanties à leur donner. Ici par les 12 droit: de l’l'oinme, et les 42 garanties, il entend les droits et la garantie de developpement des 12 passions qui, selon lui, forment les caractères radicaux de l'homme. Ce sont les 5 passions sensilives : Ouie, vue, odorat, goût el tact;
Les quatre passions affectives : Amilié, Amb tion, Amour, Familisme ;
Et ce qu’il appelle les 3 passions distribulives ou mécamisantes, Papillone, ou besoin de variété, Cabali<te ou besoin d’intrigue, et Composite ou besoin d'enthousiasme.
La 43° passion foyère est l’Unitéisme qui comprend les 12 premières, comme Île rayon blanc comprend les ravous colorés.
De ces 12 passions et de leur combinaison sortent toutes les autres passions.
Nous ne pouvons, on le comprend, entrer ici dans d’autres explications sur ce sujet qui aurait besoin de longs développements. 1l nous suffit d'avoir indiqué le motif de la nomenclature de ces 42 droits de l’homme, qui correspondent aux 12 passions radicales constituant tout être humain, et pour lesquels dans l'écrit suivant, Fourier indique quelques grrantics à établir en sixième période.