NOTÉ DE L ÉDITEUR
Un fait est seulement indiqué dans les Annales de Metz , ^ qui ne se rencontre pas chez Eginhard :
c Le maire du palais , dit-il , annonçait à l'armée le jour «E où elle devait se rendre au lieu par lui désigné , et pro- « clamait le décret accoutumé contre l'incendie et le pillage «des églises, et le rapt des yeuyeset des serrantes du « Christ* >
c Qui rez dicebàtur , eUt tannaliste de Fulde , plaustro « bobus trahentibus vectus et in looo eminenti sedens , «semel in anno populis visus, publica dona accipiebat^ « stante ooram majore domus , et quai deinceps «bo anno ff agenda essent populis adnunciante. ( Annal. Fuld. , Recueil des Hist. de France , tome u ,p« 75i«)
c Celui qui s'appelait roi , porté sur un chariot traîné a par des bœufs , et assis en un lieu éminent, s'y faisait yoir « une seule fois par an aux peuples , et recevait les « dons publics , en présence du maire du palais , qui an- « nonçaii aux peuples les choses qui devaient se faire par c la suite en cette année. »
Erchambert , chroniqueur contemporain de Charles Martel , s^exprime ainsi sur les rois dits fainéants :
c Quibus tamen, ubi constitutum fuerat, victus fuerat QE exuberans , custodiaque jugis erga eos habebatur , ne « quid jure potestatis agere possent* »
428 WOTE DB l'éditeur.
> Selon qu'il avait été établi , on leur donnait une abonc dante nourriture , et on exerçait sur eux une perpétuelle ^ c surveillance, de peur qu'il ne fissent quelque acte de 1 pouvoir. »
Enfin le dernier et l'un des plus importants passages , est
tiré de Sigebert de Gembloura, qui écrivait, il est vrai, à une assez longue distance des rois fainéants , au commencement du douzième siècle.
« Solo nomine regnantibus , quibus moris erat principari < quidem secundum genus , et nil agere , vel disponere , «quam irrationablliter edereet bibere, domique morari, c et kal. mails praesidere coram tota gente , et salutare et c saltttari, obsequia et dona aocipere et rependere, et sic > secum nsque ad alium maium habittre. >
« Ces rois ne régnaient que de nom. C'était leur usage de K remplir le rang que leur donnait leur naissance , mais de « ne rien faire ou résoudre , sinon de manger et de boire c déraisonnablement , de demeurer en leur maison , de a présider aux assemblées des Lalendes de mai , en face de « toute la nation, de saluer et d'être salué , de recevoir et <r de rendre des présents , et de la sorte d'aller vivre seuls « jusqu'au Champ-de-Mai suivant. »
Y a-t-ii dans tout ce que nou^ avons cit^ beaucoup plus
NOTE DE l'Éditeur. 429
de douze lignes vraiment significatives , vraiment caractéristiques du temps? Nous ne le croyons pas , et partageons l'opinion de notre antiquaire.
FIN DE LA NOTE DE l'ÉDITEUR.