CHARITÉ
La charité qu’on se commande , la charité qui nous soumet à des sacrifices pénibles , est peut-être la plus méritoire. Mais une charité tendre, une charité mue par une
bienveillance naturelle, est à coup sûr la plus consolante; car en aimant a faire le bien > en aimant à répandre le calme, à verser le bonheur dans une âme affligée , on se représente l’Etre parfait comme un Dieu de bonté et de compassion ; on se livre à des pensées douces, et l’on découvre un rayon d’espérance dans notre obscur avenir.