J. 3. ECONOMIE POLITIQUE
On fera peut-être jusqu’à la fin du monde des livres sur l’économie politique, c’est une science où l’on erre à sa fantaisie; où l’on fait chemin en partant de telles propositions que ce soit. C’est une science où l’on est à la suite des opinions des autres sans s’en apercevoir , car toutes les routes y sont en cercle et l’on y revient, sur ses pas beaucoup plus qu’on n’avance. Il n’en est pas ainsi de la géométrie et de la haute métaphysique ; de la géométrie , parce qu’on y est contraint de passer par toutes les découvertes des autres, avant de pouvoir s’adjuger une idée nouvelle, et de la haute métaphysique parce qu’en très-peu de tems on
arrive aux premiers bords de l’infini, à ce terme que personne ne peut franchir.