ÉCRITS ATTRIBUÉS A MARAT
BOKT LBS TlTMtS, POUR LA PLUPART, PBUVBKT TROMPER LA BOMNI FOI DBS LlOTIU»t PBU IMiniS A CBTTB PART» BIBUOORAPHIQUB.
— Lettbe de Marat, au citoyen Gusman.
Attribué à Marat, par MM. Dulaure et Louis Blanc* -*
— Letire de Marat au roi, ou VAmi d¥> peuple au Père du peuple.
Attribué à Marat, par Bl. Quérard.
— Jean-Paul Marat, orateur du peuple, à Louis XVI.
-— L'Ami du Peuple. Lettres sur les affaires présentes, août 1788.
— Dernières paroles de l*aui du peuple.
— Avis AUX BONS patriotes, par l'Ami du peuple.
Attribué à Marat, par M. Quérard.
— Supplément a l'Ami du Peuple, ou Grande dénonciation et un ari$* tocrate étranger.
Attribué à Marat, par M. Quérard.
— Avis ao peuple, ou les Ministres dévoilés.
Attribué à Marat, par MH. Léonard Gallois et Quérard.
— La circulaire des Districts , dénonciation forcée des apôtres du ^ despotisme, etc.
Attribué à Marat, par M. Quérard.
•— Vie PRIVÉE BT MtNiSTÉRiBLLB DB M. Negker (et SOU Supplément).
Attribué à Marat, par M. Quérard et la plupart des bibliophiles.
— Criminelle Neckero-logie, ou les manœuvres infâmes du ministre Necker entièrement dévoilées.
Attribué à Marat, par M. France, M. Quérard et la plupart deâ bibliophiles.
— Les VÉROLES de l'Assemblée nationale.
Attribué à Marat, par le seul M. France.
— Le Tribun du peuple, ou le Patriote national.
Attribué à Bfarat, par M. Deschiens.
— Vie privée de i'abbé Maury.
Attribué à Marat, par M. Paul Lacroix.
Il faut n*avoir jamais lu Blarat, vouloir spéculer sur le nombre de pièces ou avoir Tintention de nuire à la mémoire de TAmi du peuple, pour lui attribuer les écrits que nous venons de signaler) quant à M. Paul Lacroix , qui assure a qu'il reste à découvrir une multitude d'écrits satiriques et polémiques publiés par Marat soùs le voile de Tanonyme contre Necker, Marie-Antoinette et Tabbé Maury, » sachons-lui gré de ne pas nous donner cette nomenclature assurément dépourvue de vérité. C'est ainsi qu'à force d'études et de recherches consciencieuses ces savans sont parvenus à nous donner pour œuvre de Marat un titre général de ses œuvres scientifiques : Œuvres de physique, i78l. In -8 avec figures coloriées.
— Complot d'une banqueroute générale de la France, de V Espagne, et par contre-coup de la Hollande et de l'Angleterre; ou les horreurs de l'ancien et du nouveau régime mises au jour par le citoyen Héron; ouvrage l-édigé par Marat, l'Ami du peuple, député à la Convention nationale. Sacra auri famés»
De rimprimerie de Marat, l'Ami du peuple, rue dos Cordeliers.
N<^ 30. In-4<^ de 55 pages, plus, au verso de la dernière, ^^rrata de 9 lignes.
Lecture faite de ce livre, il résulte^ selon nous, que ce mémoire justiûcatif présenté en 1793 à la Convention nationale, en demande de restitution et indemnité, n*a jamais été rédigé par Marat. L'étude longue et suivie des œuvres de l'Ami du peuple nous a si parfaite* ment initié à son style, à certaines tournures et e^ressions qu'on retrouve de 1775 à 1793 (connaissance qui nous a valu d'heureuses découvertes}, que nous affirmons sans arrière^pensée que ce Mémoire n'a jamais été i*édigé ni retouché par lui ; il a dû être adressé à Marat, comme mandataire du peuple pour être présente à la Convention, ainsi que cela ressort d'un second titre, page 1'^ : Mémoire du citoyen Héron au peuple français et a ses
MANDATAIRES ASSEMBLÉS EN CONVENTION NATIONALE. — Quand On SaUfa
que le sieur Louis Héron était capitaine de vaisseau, agent accrédité de Calonne, et chargé d'affaires importantes pour le compte de l'État ou du roi , on se demandera comme nous quelle nécessité forçait l'auteur de ce Mémoire d'avoir recours à la rédaction de L'Ami du peuple; il n'est d'ailleurs ni précédé ni suivi d'aucun commentaire politique, il est essentiellement personnel et justiûcatif à l'endroit des dilapidations imputées au sieur Louis Héron; nous supposons donc que ce dernier, citoyen de la section des Cordeliers, combattant au 10 août, vexé, opprimé, pillé par les ministres ou leurs agents, en avait appelé au patriotisme bien connu de l'Ami du peuple pour obtenir justice; mais en quel temps? De février à juillet 1793, alors que Marat, succombant à son ardent amour pour la liberté, à l'excès de zèle patriotique qui le consumait, ne pouvait plus rédiger son journal, presque rempli par la correspondance; si l'Ami du peuple eût quelque peu travaillé à cette rédaction, il n'eût pas manqué de le faire savoir ou de signer ses observations qui, selon la teneur du Mémoire, auraient évidemmenfporté sur les abus de pouvoir. Ne s'agissait-il pas de Calonne, de Necker? Quelle occasion pour Marat qui donnait tant d'importance à ses écrits, de rappeler en cette circonstance tout ce qu'il avait fait pour démasquer ce dernier!
Enfin une dernière remarque qui s'adresse particulièrement
aux bibliophiles, c'est que Tindication de Timprimerie n'est pas conforme à celles dont on se servait du vivant de Marat; ce qui nous conduit à croire que ce Mémoire manuscrit, envoyé à Marat peu de temps avant sa mort et trouvé parmi ses papiers, fut une des premières productions de Timprimerie de Simonne Evrard, , avant que l'imprimerie eût pris le nom de Imprimerie de la veuve Marat, et la rue des Cordeliers, celui de : Rm Marat.
M. Ch. Renard, bibliophile distingué, auteur de plusieurs écrits relatifs à Marie Gorday, ayant bien voulu nous communiquer ce volume devenu excessivement rare ; nous saisissons avec empressement cette circonstance pour le prier d'accepter le juste tribut de notre reconnaissance.
riN DE LA PARTIE BIBLIOGB A PniQt B.