‹ Marat, l'ami du peuple (volume 3)Chapitre 133 sur 150 · Tome 8. Du N» 601 au 685, 21 septembre 1792, inclus · texte numérisé non relu

Tome 8. Du N» 601 au 685, 21 septembre 1792, inclus

Tome 9. Du N<> 1", Journal de la République, au N« 89, 31 décembre 1792, inclus.

Tome 10. Du N<» 90, Journal de la République, à la Profession de foi de Marat, remplaçant le N^' 156, 30 mars 1793, inclus.

Tome 11. Du N<> 157, Journal de la République, au 242, Ift juillet 1793, inclus.

Pour avoir une idée des difficultés qu'on rencontre en coUigeant le journal de Marat, il faut savoir que tous ceux qui ont entrepris cette partie bibliographique n'ont que peu ou point la Marat ; on le reconnaît à leurs erreurs, à l'insuffisance de renseignements sur les numéros douteux, à l'aveugle confiance qu'ils ont en la bibliographie de M. Deschiens dont la modestie à cet égard devait rendre plus attentifs, plus scrupuleux, ceux qui ont écrit après lui. Il suffirait de rappeler que les indications de M. Deschiens n*ont pas empêché les faux numéros de prendre place dans les collections; mais nous nous demandons comment les bibliophiles, si versés qu'ils soient dans ce travail, distingueront les vrais numéros de Marat des faux, sans les désignations précises des jours, dates et imprimeries, lorsque M. Deschiens, un bibliographe contemporain de la Révolution, se laissait prendre au piège tendu par les folliculaires.

. Après avoir parlé du numéro 105, 22 janvier 1790, M. Deschiens ajoute : « Ici commence un faux ou prétendu faux Marat. » Nous sommes surpris d'un pareil doute après les nombreuses récriminations de Marat contre ceux qui usurpaient son titre, son épigraphe et même son nom et celui de son imprimerie, u A mon retour de Londres (écrivait Marat;, où j'ai séjourné quelques mois, je trouve mon journal envahi par quatre folliculaires qui se dif^ putent à Tenvi mon titre, mon «'p'graplie, mon nom, mes qualités, en s' accablant d'injures d/LjoiViantcs, etc. » M. Descliitiis

ne cite que les contrefacteurs ; quant aux indignes folliculaires anonymes, il se borne à cette note insuffisante et même erronée : a Le faux Marat commence n^ 106, 2 juin 1790. »

Les contrefaçons signées ou avec un sous-titre différent des numéros de Harat ne sauraient frompér personne; les faux numéros seuls sont à redouter : ce sont ces derniers qu'on trouve dans presque toutes les collections. Nous croyons donc indispensable de signaler avec de minutieux détails ceux qui nous sont connus, espérant que tôt ou tard des personnes compétentes voudront bien y ajouter de nouvelles et précises indications complémentaires.

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