CONTREFAÇONS DU JOURNAL DE M.\R\T
2i3. — L'Ami du Peuple, pnr le club des Cordelîers, société des droits i\r l'homme et du citoyen. (Sans date, mais avec une note explicative, page \^ : ce numéro fait suite au dernier numéro de Marat) 8
Df riinpriniorio du rhib des Conlolîcr«, me de la Harpe, n* 171. (Cfi Ami du Veuple n'ost point signalé par M. Deschiens.)
182. — L'Ami du Peuple, ou Ir. Puhliciste parisien, journal politique et impartial, par Perrier. Jeudi 5 août 1790. • • • 8
De rimprimeriu |uitriotiquc, maison da Café Uëfeoit, poal Saint-Mirhol, ITlH).
M. Dt>scliicns annonce ce N* comme étant de Marat, c*est nne erreur; il n'y a pas dvux N** IHi, même date; on na connaît que cette contrefaçon, qui eM fort rar»'.
QiioiqutTo N'soitsi'^nôdo son auteur, il n*an est |»as moins rœufia d'un vil contrefacteur, à en Ju?er par la note Inièrée pige 8^.
., . Nombrt
Numéroi. ^e pife*.
— L*Ain DU Peuple, pour faire suite à L'Ami du Peuple, par V * MaraU (Signd Lebois.) Voir Deschiens.
— L'Ami du Peuple, ou le Démocrate constitutionnel, par une société de patriotes et de députés démocrates. Voir Deschiens.
— L'Ami du Peuple, ou le Défenseur des patriotes persécutés. (Signé R. F. Lebois.)
De rimprîmerio de R.-F. Leboit, rue et maison ci-derant Sotbonne, no 382, section Chàlier, iquartier Jacques.
— L'Ami du Peuple, par Leclerc de Lyon. In-8<> commencé le 20 juillet, fini le 15 septembre 1793. Voir Deschiens.
— L'Ami du Peuple, par Lenoble. In-8, du 9 au 18 février 1792. Voir Deschiens.
— Le véritable Ami du Peuple, par un sacré b de sans-culotte
qui ne se mouche pas du pied, et qui le fera bien voir. In-8. Mai-juillet 1793. (ParMarcandier.) Voir Deschiens.
— L'ami du Peuple et l'ami du roi. (In-8 de 31 pages.)
— Lk vï^ritable Ami du Peuple, ou Journal de l Assemblée natio^ iialc et de la Société des amis de la Constitution. In-8^. 1791. Voir Deschiens.
— L'Ami du Peuple, ou le Vrai citoyen, par M. Jourdain de Saint-Ferjeux. (Sans numéro d'ordre et sans date.) .... 8
Jourdain de Saint-Ferjcux, rue du Grand-Hurleur, n<» 2*2, maison d'un orfèvre, à Pari«%,
— L'Ami du Peuple, ou le Vrai citoyen, par une société de patriotes. (N** 6, sans date.) 8
Jourdain de Saint-F<;rjeux, rue du Grand-Hurleur, n» 22, maison d'un orfèvre, à Paris.
De rimp. de L.-M. Cellot, rue des Grands-Augustins.
— L'Ami du Peuple, par Châles, représentant du peuple. (16 numéros, de Timp. de l'Ami du peuple.)
Désigné, par M. Deschiens, bous le titre: Chronique sconclaleuse de l*aristocratie,
— l.E PuBuciSTE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, par l'ombrc dc
DU JOURNAL DE MARAT. V.tî
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Maral, TAïui du peuple, député à la Conventiou, auteur de plusicui*s ouvrages patriotiques. (N^' 2/»/».) Du iiiercredi 17 juillet 1793 8
Do rimprinicrie de l'ombre do TAnii du pi'uplc, rue do TArbro- Sec, n» 87.
— (Le même) n"* 2/|8. Signé Jacques Houx, l'Ami du peuple.
27 juillet 1793 8
Do rimp. do Feret, rue du Marché-Palu, vis-à-vis coUu Notre- Dame.
— L'angen Ami dl Pelple, ou le Souvel ami des hommes.
Par l'auteur de*< t'asles de la Liberté (Bellair.)
KCRITS YITHIIUKS A MAR\T.
DOMt LCH TITIISH, ^'lU L\ IM.t l'AMl , l'bt \ KNT IKOMl'KK LA B )NM FOI DBS LICRUM
PBl' tMITlkS A CKTTR TaKIIB BIBUuOKArHigUI. ,
-* Lettre de Maiiat, au citOM'n IWisman.
Attribut^ à Marat, iKir MM. Dulaure et Louis Blanc.
— Llitiie de Mauat au roi, ou VAmi du peuple au Père du peuple.
Attribué à Marat, par M, Quérard.
— Jean-Fall Mahat, orateur du |>eupie, à Louis \VL
— L'Ami du l'i:i.i'u:. Lettres sur les afîaires présentes, août 1788.
— DeUMERES PAHOLF.S DE L*A\1I DL PEl'PLE.
— Avis aux bons patriotes, par TAini du peuple.
Attribua à Marat, par M. Quôrard.
— SuprLEMENr A l\\mi DU Peuple, ou Grande dénonciation d'un orif* tocnih' ih'iniijtr.
Attribué à Manu, |iar M. Qwirard.
— Avis au peuple, ou les Ministres dévoilés.
Attribué à llarat, par MM. Léonard Gallois et Quérard.
— La circulaire des Distwcts , dénonciation forcée des apôtres do i despotisme, etc.
Attribut^ à Marat, par M. Quérard.
— - Vie privée et MwisréniELLE de M. Necker (et son supplément).
Attribué à Marat, par M. Quérard et la plupart des bibliophilei.
•-* Criminelle Neckero-logie, ou les manœuvres infâmes du ministn Necker entièrement dévoilées.
Attribué à Marat, par M. France, M. Quérard et la plupart d« bibliophiles.
— Les véroles de l'Assemblée nationale.
Attribué à Maitit, par le seul M. France.
— Le Tribun du peuple, ou le Patriote nalioiiaL
Attribué à Marat, par M. Deschiens.
— Vie privée de l'abbé Maury.
AttribuL' à Marat, par M. Paul Lacroix.
11 faut n'avoir jamais lu Marat, vouloir spéculer sur le nombre do pièces ou avoir rintention do nuire à la mi^moirc de TAmi du peuple, pour lui attribuer les écrits que nous venons do signaler; quant a M. Paul Lacroix, (jui assure « qu'il reste à découvrir une multitude dVcriis saiiriques et polémiques publiés par Marat sous le voile de l'aiionyino contre Necker, .Marie-Antoinetle et l'abbé Maury, » sachons-lui gré d»» n*? pas nous donner c<'tte nomtMiclatnre as^^urémi^nt dépourvue de vérité. C't-si ainsi qu'à force d'étucUs et âc recherches consciencieuses cos savans fr'>Dt parvenus à nous donner pour œuvre de Marat un litre gé'néral de se-» œuvres scientifiques : QLlvres de puysiqie, 1784. In -8 avec li^rurcs coloriées.
— Complot dîne baxquerolte générale de la France, de l'Espagnf, cl par contre-coup de la Hollande et de l Angleterre ;^ou les horreurs de l'ancien cl dn nonrcau régime mises au jour par \c citoyen Héron; ouvrage n-dij^o par M:irat, l'Ami du peuple, député à la Convviition iiationnle. Sacra auri fnnics.
De rimpriinerio de Marat, l'Ami du peuple, mo dos CorUciivrs.
N« 30. In-4« de 55 pages, plus, aa veno de U dernière, errata de 0 lignes.
Lecture faite de ce livre, il résulte, selon nous, que ce mémoire justificatif présenté en 1793 à la Convention nationale, en demande de restitution et indemnité, n'a jamais été rédigé par Marat. L'étude longue et suivie des œuvres de l'Ami du peuple nous a si parfaitement initié à son style, à certaines tournures et expressions qu'on retrouve de 1775 à 1793 (connaissance qui nous a valu d'heureuses découvertes), que nous affirmons sans arrière-pensée que ce Mémoire n'a jamais été rédigé ni retouché par lui ; il a dû être adressé à Marat, comme mandataire du peuple pour être présenté à la Convention, ainsi que cela ressort d'un second titre, page 1^^ : MÉMOIRE DU citoyen Héron au pelple français et a ses
MANDATAIRES ASSEMBLÉS EN CONVENTION NATIONALE. — Quand OU Saura
que le sieur Louis Héron était capitaine de vaisseau, agent accrédité de Calonne, et chargé d'affaires importantes pour le compte dcTHiat ou du roi, on se demandera comme nous quelle nécessité forerait rantcur do ce Mémoire d'avoir recours à la rédaction de L'Ami dl pklple; il n'est d'ailleurs ni précédé ni suivi d'aucun commentaire politique, il est essentiellement personnel et justificatif à l'endroit des dilapidations imputées au sieur Louis Héron; nous supposons donc que ce dernier, citoyen de la section des Cordeliers, combattant au 10 aoi'kt, vexé, opprimé, pillé par les ministres ou leurs agents, en avait appelé au patriotisme bien connu de l'Ami du peuple pour obtenir justice; mais en quel temps? De février à juillet 1793, alors que Marat, succombant à son ardent amour pour la liberté, à l'exct's do zèle patriotique qui le consumait, ne pouvait plus rédiger son journal, presque rempli par la correspondance; si l'Ami du peuple eût quelque peu travaillé à cette rédaction, il n'eût pas manqué de le faire savoir ou de signer ses observations qui, selon la teneur du Mémoire, auraient évidemment porté sur les abus de pouvoir. Ne s*agissait-il pas de Calonne, de Necker? Quelle occasion pour Marat qui donnait tant d'importance à ses écrits, de rap|)eler en cotle circonstance tout ce qu'il avait fait pour démascjuer ce dernier!
Enfin une dernière remarque qui s'adresse particulièrement
aux bibliophiles, c'est que rindication de riuiprimerie n*est pas conforme à celles dont on se servait du virant de Marat; ce qui nous conduft à croire que ce Mémoire manuscrit, envoyé à Marat peu de temps avant sa mort et trouvé parmi ses papiers, fut une des premières productions de l'imprimerie de Simonne Evrard, avant que l'imprimerie eût pris le nom de Imprimerie de la vew>e Marat, et la rue des Gordeliers, celui de : Rue Marat.
M. Gh. Renard, bibliophile distingué, auteur de plusieurs écrits relatifs à Marie Gorday, ayant bien voulu nous communiquer ce volume devenu excessivement rare ; nous saisissons avec empressement cette circonstance pour le prier d'accepter le juste tribut de notre reconnaissance.
riN DB LA PARTIE BIBLIOGB A PHlQirS.