V. Saint Paul, p
3. Eusèbe, IV, xxi; xxm, 5; xxv; saint Jérôme, Devins ill., 30. Cf. Tit., i, 5 et suiv.
178 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 1651
îà. Presque tous les évêques des villes considérables étaient des hommes saints, éloquents, relativement sensés, ayant reçu une bonne éducation hellénique, et, si l'on peut s'exprimer ainsi, de très habiles politiques religieux. Les évêchés étaient fort multipliés4; mais quelques familles importantes avaient une sorte de privilège sur l'épiscopat des petites villes. Polycrate d'Éphèse, qui, dans trente ans, défendra si énergiquement contre l'évêque de Rome les traditions des Églises d'Asie, fut le huitième évêque de sa famille*. Les évoques des grandes villes avaient une primauté sur les autres * ; ils étaient les présidents des réunions provinciales d'évêques. L'archevêque commence à poindre, quoique le mot, si on l'eût hasardé, eût sans doute été repoussé avec horreur4. Méliton, évêque de Sardes *, avait, au milieu de