V. Saint Paul, chap. xm. Cf. Épiph., xlvii
2. Ce nom n'était pas rare dans le nord de l'Asie Mineure, particulièrement en Phrygie. C. /. G., 3662, 3858 e, 4187; Le Bas, n° 755 (Acmonie). Les doutes qu'on a élevés sur la réalité du personnage de Montanus sont dénués de fondements sérieux.
3. Canon de Muratori, lignes 83-84 (Hesse) ; Œuvres de Tertullien, en général; Clément d'Alex., Strom., IV, ch. xm; Philosopha VIII, 6, 49; X, 25, 26; Eusèbe, H. E., IV, 27; V, 3, 44, 4 6-1 9 (d'après des témoignages contemporains); Épiph., Hœr., xlviii et xlix; Origène, Contre Celse, VII, 9; Philastre, Hœr., xxt; Cyrille de Jér., Catéch., xvi, 8; Praedestinatus, haer. 26, 27, 28, 86; Macarius Magnes, IV, 45 (p. 484).
212 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 167]
un élément orgiastique et corybantique, propre au pays, et tout à fait en dehors des habitudes réglées de la prophétie ecclésiastique, déjà assujettie à une tradition. Tout ce monde crédule était de race phrygienne, parlait phrygien1. Dans les parties les plus orthodoxes du christianisme, d'ailleurs, le miraculeux passait pour une chose toute simple*. La révélation n'était pas close ; elle était la vie de l'Église. Les dons spirituels, les charismes apostoliques8 se continuaient dans beaucoup de communautés ; on les alléguait en preuve de la vérité. On citait Agab, Judas, Silas, les filles de Philippe, Ammias de Philadelphie, Quadratus4 comme ayant été favorisés de l'esprit prophétique. On admettait même en principe que le charisme prophétique durerait dans l'Église par une succession non interrompue jusqu'à la venue du Christ5. La croyance au Paraclet, conçu comme une source d'inspiration permanente pour les fidèles, entretenait ces idées. Qui ne voit combien une telle