Glém. d'Alex., Strom., I, 15, p
2. Non Ecclesia numerus episcoporum. Tertullien, De pudicitia, 21 .
236 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 172]
manence1 l'eût emporté, le christianisme allait périr dans de petits conventicules d'épileptiques. Ces puériles macérations, qui ne pouvaient convenir au vaste monde, eussent arrêté la propagande. Tous les fidèles ayant le même droit au sacerdoce, aux dons spirituels1, et pouvant administrer les sacrements8, on fût tombé dans une complète anarchie. Le charisme allait anéantir le sacrement; le sacrement l'emporta, et la pierre fondamentale du catholicisme fut irrévocablement établie.
En définitive, le triomphe de la hiérarchie ecclésiastique fut complet. Sous Calliste (217-222), les maximes modérées prévalurent dans l'Eglise de Rome, au grand scandale des rigoristes, qui s'en vengèrent par d'atroces calomnies4. Le concile d'Iconium5 clôt le débat pour l'Église, sans ramener les égarés. La secte ne mourut que très tard; elle se continua jusqu'au vie siècle, à l'état de démocratie chrétienne*, surtout en Asie Mineure7, sous les noms de phryges, phry-
4. SiChristus abstulit qtiod Moyses prœcepit, ... cur non et Paracletus abstulerit quod Paul us induisit? Tert., Demonog.,Mk.