Irénée, I, xxi
[An 176] MARC-AURÊLE. 297
sophique qu'il donnait au christianisme, ses idées claires et purement déistes sur les rapports de Dieu et de l'homme1, sa médiocrité intellectuelle ellemême, le préservaient des aberrations sorties d'une spéculation intempérante. La chute de ses amis, Florinus et Blastus, lui servait d'exemple. Il ne voyait de salut que dans la ligne moyenne représentée par l'Eglise universelle. L'autorité de cette Église, la catholicité, lui parut l'unique critérium de vérité.
Le gnosticisme, en effet, disparut de la Gaule, et par la violente antipathie qu'il inspira aux orthodoxes, et par une transformation lente, qui ne laissa subsister de ses ambitieuses théories qu'un mysticisme inoffensif. Un marbre du 111e siècle, trouvé à Autun2, nous a conservé un petit poème présentant, comme le huitième livre des oracles sibyllins3, l'acrostiche IX0T2. Les pieux valentiniens et les orthodoxes ont pu goûter également le style singulier de cet étrange morceau :
0 race divine de l'ixors céleste, reçois avec un cœur plein de respect la vie immortelle parmi les mortels ; rajeunis ton àme, mon très cher, dans les eaux divines, par les