‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 231 sur 436 · V. ci-dessus, p. 202 et suiv · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p. 202 et suiv

2. Voir Charvet, Hist. de la sainte Église de Vienne, p. 133; Lebrun des Marrettes, Voyage liturgique en France, 1718, p. 27; Godeau, Hist. eccl., I, p. 290; Tillemont, Mém., II, p. 343; Mabillon, De liturgia gallic, p. 280; Le Blant, Manuel d'épigr. chrét., p. 93-94; ci-dessus, p. 289, et l'Égl. chrét., p. 470. Inscription grecque à Lyon, au vie siècle (Le Blant, Inscr. chrét., n° 46); à Vienne en 441 (ibid., n° 445); à Autun (voir ci-dessus, p. 297-298). Hors de Marseille et d'Arles, l'existence d'inscriptions grecques chrétiennes ne doit pas faire croire que l'on parlât ou même que l'on cultivât la langue grecque dans le pays. Ces inscriptions viennent, en général, d'Orientaux, surtout de Syriens (Grèg. de Tours, Hist., VII, 31 ■ VIII, 1 ; X, 26), dont l'immigration continue jusqu'au vie siecfe, et qui avaient l'habitude de se faire des épitaphes grecques, en mentionnant e nom de leur village d'origine. Le Blant, Inscr. chrét., t. II, p. 78. A Arles et à Marseille, le grec vécut jusqu'au vie siècle.

3. Les légendes des saints Épipode et Alexandre (Tillemont, Mém., III, p. 30 et suiv. ; Ruinart, Âcta sine, p. 73 et suiv.

344 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 177]

nos races, associée à l'héroïsme brillant et à l'amour des Orientaux pour la gloire, produisit un épisode sublime. Blandine, en croix à l'extrémité de l'amphithéâtre, fut comme un Christ nouveau. La douce et pâle esclave, attachée à son poteau sur ce nouveau calvaire, montra que la servante, quand il s'agit de servir une cause sainte, vaut l'homme libre et le surpasse quelquefois. Ne disons pas de mal des canuts, ni des droits de l'homme. Les ancêtres de cette cause-là sont bien vieux. Après avoir été la ville du gnosticisme et du montanisme, Lyon sera la ville des vaudois, des Pauperes de Lugduno, en attendant qu'elle devienne ce grand champ de bataille où les principes opposés de la conscience moderne se livreront la lutte la plus passionnée. Honneur à qui souffre pour quelque chose! Le progrès amènera, j'espère, le jour où ces grandes constructions que le catholicisme moderne élève imprudemment sur les hauteurs de Montmartre, de Fourvières, seront devenues des temples de l'Amnistie suprême, et renfermeront une chapelle pour toutes les causes, pour toutes les victimes, pour tous les martyrs.

Acta SS., 22 avril), qui forment comme une suite aux Actes des quarante-huit martyrs, n'ont pas de valeur historique

Page 1