Voir surtout V Alexandre
6. Les Fugitifs, 42, 13, 45, 46, 47, 32, 33. Nous ne parlons pas ici du Philopatris, écrit qui se trouve parmi les œuvres de Lucien, mais que nous rapportons au temps de l'empereur Julien
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l'allusion est peut-être plus dédaigneuse dans Pèregrinus. Certes, Lucien ne voit pas, comme Gelse, un danger pour l'État dans ces niais sectaires *, qu'il nous montre vivant en frères et animés les uns pour les autres de la plus ardente charité. Ce n'est pas lui qui demandera qu'on les persécute. Il y a tant de fous dans le monde! Ceux-ci ne sont pas, à beaucoup près, les plus malfaisants,
Lucien se faisait assurément une étrange idée du « sophiste crucifié qui introduisit ces nouveaux mystères et réussit à persuader à ses adeptes de n'adorer que lui » *. Il a pitié de tant de crédulité. Comment des malheureux qui se sont mis en tête qu'ils seront immortels ne seraient-As pas exposés à toutes les aberrations? Le cynique qui se vaporise9 à Olympie, le martyr chrétien qui cherche la mort pour être avec Christ, lui paraissent des fous du même ordre. Devant ces morts pompeuses, recherchées volontairement4, sa réflexion est celle d'Arrius Antoninus : « Si vous tenez tant à vous griller, faites-le chez vous, à
4. Peregrinus, 43. On suppose que la fin du § 44 contenait contre les chrétiens des détails choquants, que les copistes auront fait disparaître. Bernays, Lucian, p. 107 et suiv.
2. Peregr., 44, 13. Corap. ô *aivo; vo|/.oôêTr<ç, dans Justin. Dial.. 48. Cf. Lucien, Philopseudès, 46.