‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 288 sur 436 · Voir V 'Antéchrist, p · texte numérisé non relu

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[An 179] MARC-AURÈLE. 413

trait les lieux sanctifiés par ces Actes apostoliques, en partie vrais, en partie faux 4. Tout cela entourait l'Église de Rome d'une auréole sans pareille2. Les questions douteuses étaient portées à Rome pour recevoir un arbitrage, sinon une solution3. On faisait ce raisonnement que, puisque Christ avait fait de Céphas la pierre angulaire de son Église, ce privilège devait s'étendre à ses successeurs. L'évêque de Rome devenait l'évêque des évêques, celui qui avertit les autres. Le pape Victor (189-199) pousse cette prétention à des excès que réprime le sage Irénée • mais le coup est porté; Rome a proclamé son droit (droit dangereux!) d'excommunier ceux qui ne marchent pas en tout avec elle. Les pauvres artémonites (sorte d'ariens anticipés) ont beau se plaindre de l'injustice du sort, qui fait d'eux des hérétiques, tandis que, jusqu'à Victor, toute l'Église de Rome pensait comme eux4. L'Église de Rome se mettait dès lors au-dessus de l'histoire. L'esprit qui, en 1870, fera

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