‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 295 sur 436 · Ad Eph · texte numérisé non relu

Ad Eph

3. Voir surtout l'épître censée d'Ignace à Polycarpe, etl'épître de Polycarpe.

4. Ad Eph., 3, 5; ad Magn., 3-7, 13; ad Troll., 2, 3, 42; ad Phflad., 1-4, 7, 8; ad Smyrn., 8-9; ad Polyc, 6.

420 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An 179]

tous ses subordonnés1. Ainsi, à force de pousser à, outrance les principes de Paul, on arrivait à des idées qui eussent révolté Paul. Lui qui ne voulait pas qu'on fût sauvé par les œuvres, eût-il admis davantage qu'on fût sauvé par la simple soumission à des supérieurs? Par d'autres côtés, pseudo- Ignace est un disciple bien authentique du grand apôtre. A égale distance du judaïsme et du gnosticisme *, il est un de ceux qui parlent de la manière la plus exaltée de la divinité de Jésus-Christ8. Le christianisme 4 est pour lui, comme pour l'auteur de l'épître à Diognète, une religion entièrement séparée du mosaïsme. Toutes les distinctions primitives avaient, du reste, disparu devant la tendance dominante qui entraînait les partis les plus opposés vers l'unité. Pseudo-Ignace donnait la main au judéo-chrétien pseudo-Clément % pour prêcher l'obéissance et le respect de l'autorité8. Un exemple bien frappant de cette abdication

h. AdPolyc, 4.

2. Ad Magn., 8, 40; ad Trall., 6, 7, H ; ad Philad., 6, 9 , ad Smyrn., 2-7; Epistola Polyc, ad Phil., 7.

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