‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 299 sur 436 · Voyez les Évangiles, p · texte numérisé non relu

Voyez les Évangiles, p

3. Eusèbe, H. £.,11,23; III, H, 16,20, 32 ; IV, 8, 11,21,22; le Syncelle, l. c. C'est à tort qu'on a conclu d'une note trouvée à Patmos par M. Sakkélion que l'Hégésippe complet a dû exister au xvie siècle [Zeitschrift fur K. G., II, p. 288-291). Cette note est une liste de desiderata, c'est-à-dire d'écrits perdus en grec, et non un catalogue d'ouvrages encore existants.

424 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 179]

à un certain Diognète, personnage fictif sans doute *, par un anonyme éloquent et assez bon écrivain*, qui rappelle par moments Gelse et Lucien 8. L'auteur suppose son Diognète animé du désir de connaître « la nouvelle religion4 ». Les chrétiens, répond l'apologiste, sont à égale distance et de l'idolâtrie grecque et de la superstition, de l'esprit inquiet, de la vanité des juifs 8. Tout le travail de la philosophie grecque n'est qu'un amas d'absurdités et de duperies charlatanesques 6. Les juifs, d'un autre côté, ont le tort

4. Diognète, le maître de Marc-Aurèle, n'eut pas assez de célébrité pour qu'on puisse admettre qu'il s'agit de lui.

2. Epistola ad Diogn., Gebh. et Harn., Patrum apost. Op., I, 2efascic. (Lips., 1878) ou dans le Saint Justin d'Otto (3e édit., 4 879). On a cru voir une allusion à Marc-Aurèle et Commode dans le ch. vu. Ce qui est dit de la persécution (ch. v, vu, x) répond bien aux dernières années de Marc-Aurèle. Les chapitres xi et xu sont, de l'aveu de tous, interpolés. L'écrit peut à la rigueur être du ine siècle ; mais nous nous refusons absolument à y voir une fiction plus moderne. L'attribution à saint Justin n'est soutenable en aucune façon. Le livre n'est pas cité dans l'antiquité ecclésiastique ; mais il en est de môme d'Hermias, et très peu s'en est fallu qu'il n'en fût de même d'Athénagore.

3. Comparez le tableau de la république chrétienne (ci-après, p. 425-427) à la description de la cité idéale de Lucien, Hermotime, 22-24.

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