‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 32 sur 436 · Sénèque, Epist., xlviii · texte numérisé non relu

Sénèque, Epist., xlviii

philosophe ; il l'appellera pour en tirer quelque consolation, pour apprendre de lui comment on peut supporter tant de malheurs1. »

Ce fut surtout la conscience des souverains que les philosophes, comme plus tard les jésuites, cherchèrent à gagner au bien. « Le souverain est honnête et sage pour des milliers d'autres »; en Famé-, liorant, le philosophe fait plus que s'il gagnait à la sagesse des centaines d'hommes isolément*. Aréus fut auprès d'Auguste un directeur, une espèce de confesseur, auquel l'empereur dévoilait toutes ses pensées et jusqu'à ses mouvements les plus secrets. Quand Livie perd son fils Drusus, c'est Aréus qui la console3. Sénèque joua par moments un rôle analogue auprès de Néron. Le philosophe, que, du temps d'Épictète, de grossiers personnages traitent encore avec rudesse en Italie4, devient le cornes du prince, son ami le plus intime, celui qu'il reçoit à toutes les

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