Voir l'Église chrétienne, ch. xxvi et xxvii
2. Le grand reproche que les vieux croyants faisaient aux églises du patriarche Nicon, c'est « qu'on y voyait des Christs qui ressemblaient à des hommes » • [Tourguenief.]
tiens se fissent scrupule de se servir des produits de l'industrie ordinaire qui ne portaient aucune représentation choquante pour eux. Bientôt, cependant, il y eut des fabricants chrétiens, qui, même sur les objets usuels, remplacèrent les anciens ornements par des images appropriées au goût de la secte (bon pasteur, colombe, poisson, navire, lyre, ancre) ' . Une orfèvrerie, une verrerie sacrée se formèrent, en particulier, pour les besoins de la Gène1. Les lampes ordinaires portaient presque toutes des emblèmes païens ; il y eut bientôt dans le commerce des lampes au type du bon pasteur, qui probablement sortaient des mêmes officines que les lampes au type de Bacchus ou de Sérapis3. Les sarcophages sculptés, représentant des scènes sacrées, apparaissent vers la fin du me siècle4. Gomme les peintures chrétiennes, ils ne s'écartent guère, sauf pour le sujet, des habitudes de l'art païen du même temps.
4. Tertullien, De pudic, 7, 40; Clément d'Alex., Pœdagogus, III, M.
t. Voir Saint Paul, p. 266; Tertullien, Depudic, 7, 40.
a. Le Blant, Revue arch., janv. 4875, p. 4 et suiv , lampes anniser; Revue crit., 4 874, II, p. 224.
4. De Rossi, Inscr. christ., n°« 4 2, 73, 418, 275; iiottari, Rom. sott., t. I, tav. 45; Le Blant, Sareoph. d'Arles, p. 3 et suiv.