Talm. de Bab., Pesahim, 50 a
riches) et des humiliores ou tenuiores (les pauvres)1. En proclamant l'égalité politique de tous, on introduisit l'inégalité dans la loi, surtout dans la loi pénale. La pauvreté rendait presque illusoire le titre de citoyen romain*, et le grand nombre était pauvre. L'erreur de la Grèce, qui avait été le mépris de l'ouvrier et du paysan *, n'avait point disparu 4. Le christianisme ne fit d'abord rien pour le paysan; il nuisit même aux populations rurales par l'institution de l'épiscopat, à l'influence et aux bienfaits duquel les villes seules avaient part ; mais il eut une influence de premier ordre sur la réhabilitation de l'ouvrier. Une des recommandations que l'Église fait à l'artisan est de s'acquitter de son métier avec goût et application5. Le mot d'operarius se relève; dans leurs épitaphes, l'ouvrier et l'ouvrière chrétiens sont loués d'avoir été de bons travailleurs6.
4. Duruy, Hist. rom., V, p. 487 et suiv. Cf. Paul, V, xxii, 4.