‹ Marc-Aurèle et la fin du monde antiqueChapitre 58 sur 436 · Eusèbe, H. E., V · texte numérisé non relu

Eusèbe, H. E., V

[An 163] MARG-AURÉLB. 83

phètes successifs, Adam, Abel, Hénoch, Noé, Abraham, Moïse ; ou plutôt un seul prophète, Adam immortel et impeccable, l'homme-type par excellence, la parfaite image de Dieu, le Christ, toujours vivant, toujours changeant de forme et de nom, parcourt sans cesse le monde et remplit l'histoire, prêchant éternellement la même loi au nom du même Esprit Saint1.

La vraie loi de Moïse avait presque réalisé l'idéal de la religion absolue. Mais Moïse n'écrivit rien % et ses institutions furent altérées par ses successeurs8. Les sacrifices furent une victoire du paganisme sur la loi pure4. Une foule d'erreurs se sont glissées dans l'Ancien Testament *. David, avec sa harpe et

4. HoméL, h, 15-47; m, 20-26. Comp. Epiph., lui, 4; Évang. des Hèbr., p. 45, ligne 22-23, Hilg. Mahomet se rattachait par ici à l'esséno-ébionisme : il soutenait qu'il était à son tour « le vrai prophète », révélateur de l'unique et primitif kitâb. Sprenger, Leben Mohammad, I, p. 23 et suiv. ; G. Rœsch, dans Theol. Stud. und KriL, 4876, p. 417 et suiv.

2. Pour retirer à Moïse la rédaction du Pentateuque, l'auteur fait valoir les mômes raisons que la critique moderne : récit de la mort de Moïse, découverte de Helcias, rôle d'Esdras.

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