MATHIEU, ROBINSON
Mathieu entre avec une charge de bois mort. Robinson le suit.
MATHIEU
. Eh! Robinson, avance donc. .
ROBINSON
Ça sent bon les feuilles tombées et j’aime tout plein le bruit que ça fait quand on marche dedans. Aimez-vous les arbres, vous, père Mathieu?
MATHIEU
Oui, quand ils sont morts.
ROBINSON
C’est égal, c’est bon tout de môme de respirer l’odeur du bois.
MATHIEU
Quand il est sec !
Il s’occupe pendant toute la scène A ranger et à lier son bots . ROBINSON.
Oh ! vous, .vous êtes un vieux pratique.
MATHIEU
Et toi* une jeune pratiquent une mauvaise.
ROBINSON
Je ne dis pas non, mais j’ai eu des malheurs.
MATHIEU
Toi!... A la correctionnelle, peut-être?
ROBINSON
Savez-vous où je suis né, seulement?
MATHIEU
T’es né au pays de paresse, et c’esl la fainéantise qui t’a nourri. Qu’est-ce que tu faisais donc à tlàner par là tout à l’heure ?
ROBINSON
Quand vous m'avez appelé?
MATHIEU
Oui.
ROBINSON
Je regardais deux particuliers qui descendaient d’un coupé e qui m’avaient l’air tout drôle.
MATHIEU. '
Us venaient de notre côté?
Ils avaient l’air de chercher leur chemin.
M A T ni E U .
A cette heure-ci? C’est quelque duel.
ROBINSON
Il y en avait un jeune et un vieux...
■ MATHIEU
Tais-toi, on marche dans le bois...
ROBINSON
C’est mes deux amateurs du coupé.