LE CHIRURGIEN
Non certes.
ARMAND, d’une voix brève.
Cependant je vais mourir, je le sens.
DE VERNES, qui so trouve près de lui .
Vous ôtes sûr de vous.
ARMAND
Pas aujourd'hui... (a part.) Cet homme va me tuer... (Tendant sa
main au chirurgien comme pour se faire téter le pouls.) \ OUS pouvez du
moins constater que jVlais calme.
LE CHIRURGIEN, repoussant la main d’Armand.
Oh ! 1 !
DE VERNES, à part.
O orgueil ! (Haut aux témoins qui sont au fond.) Y SOmmeS-nOUS,
messieurs? Les armes sont chargées?
SAINT- AI GNAN
C'est fait.
Tirons-nous les places ?
ARMAND, à de Vernes.
Nous sommes bien où nous sommes, je crois ?
JULIEN, répondent eu gesto interrogateur de de Vernes.
Parfaitement.
De Vernes remet un pistolet à Armand, Sylvio remet l'autre à Julien.
DE VERNES
Messieurs, chacun de vous, une fois placé, a le droit de tirer pendant qu’il marchera; mais il n’a le droit de marcher que jusqu’au mouchoir qui se irouvera devant lui. C’est entendu?
Signe d'assentiment des deux adversaires.
Maintenant, à vos places.
Les deux témoins emmènent respectivement les combattants dans la coulisse et reviennent prendre place ou fond.
DE VERNES
Vous y êtes, messieurs? Marchez !
Armand tire en arrivaut en vue du public, au moment où Julien parait aussi du côté opposé. Celui-ci, manqué par son adversaire, continue à s’avancer jusqu’au mouchoir placé presque au milieu du théâtre, là il s’arrête et jette son pistolet. JULIEN, é Armand avec hauteur et fermeté.
Vivez, monsieur ! vous n’avez pas trop des années qui vous restent pour jnieux juger la vie et pour apprendre qu’elle comporte plus de devoirs que de droits !
Marceline, rentrée en scène après le coup do feu, se jette dans les bras de Julien. .MARCELINE.
Julien 1
JULIEN, la montrant aux témoins de cette scène.
Messieurs, ma femme !