‹ Marco; comédie mêlée de couplets, en deux actesChapitre 44 sur 50 · ACTE U, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE U, SCÈNE XIV

car voire souvenir ne me quillera plus , el je «fl mourrai le plus malheureux des hommes 1 ANNA , avec un mouvement.

Monsieur... il me semble que vous vous rapproche! beaucoup !

maivco , s’éloignant.

Je sais que je vous suis odieux... et la seule preuve que je puisse vous donner de mon amour, c’est de vous en délivrer !.. ch bien ! j’en aurai le courage... dès ce moment... je pars, je m’éloigne... vous n’entendrez plus parler de moi!..

ANNA , émue.

Que dites-vous?

marco , sc rapprochant.

A ce prix, me refuserez-vous un pardon généreux?..

ANNA, tremblante.

Non, non. Monsieur, je vous l’accorde!., mais allez-vous-ea tout de suite...

MAHCO, se rapprochant encore plus.

Ce pardon est sincère ?

» ANNA

Très sincère!., adieu, Monsieur...

MAIlCO, timidement.

Et si je vous en demandais un gage ?..

ANNA

Un gage?..

MARCO, tendant sa main.

Voire main... en signe d’oubli et de grâce?..

ANNA, troublée.

Ma main?..

(En ce moment, U rencontre sa main qu’il saisit.)

MARCO, vivement.

Ah!., ne me l’enlevez pas!., c'est mon dernier moment de bonheur !.. car je le sens, je ne pourrai survivre à votre mépris, et mon seul espoir est de m’aflranchir bientôt d’un tel supplice !

ANNA, a part, abandonnant sa main.

Ah! tnon Dieu!.. (Haut) Monsieur, pas de ces idécs-là!..je vousen conjure! ce serait pour moi un reproche éternel !

MARCO

Que craignez-vous? mon sonvenir ne vous poursuivra point ! la seule consolation que j’emporte avec moi... c’est que vous ne connaissez pas les traits de celui que vous haïssez...

anna, à part.

Mais si fait... je l’ai vu... c’est-là le mal !..

MARCO

Et vous ne les connaîtrez jamais !

ANNA, à part.

Jamais ! voilà qu’il me donne envie de le voir! si je m’étais trompée ! et pas de lumière ! personne !

MARCO, tendrement

Ara : Mon Ai>gr. (ne cour* tou it«* ». I

11 faut partir, ê peine extrême I

Il faut vous fuir, et sans retard...

AXNA à port.

Comment le contraindre, lui-même.

A se montrer k mon regard.

MARCO

De mon amour, de son langage.

Ne conservez aucun effroi...

Ignorant jusqu'il mon image.

Rien ne vous parlera de moi !

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