XLV. Nouvelles instances du prince Konrakin. — Sa conduite
inexplicable. — L'ambassadeur français Lauriston demande
en vain l'autorisation de rejoindre le czar. — Le comte de
Narbonne congédié au bout do vingt-quatre beures. — Nou-
. veaux atermoiements do Napoléon et son ministre 358
XLVI. Correspondance ofBcielle et intime du duc de Bassano avec le ministre français à Varsovie. — Une lettre de Napoléon omise dans la Correspondance. — De Pradt ambassadeur extraordinaire, malgré le i objections do Marct contre ce choix. 374
XL VII. Napoléon et Maret à Dresde. — Dernière entrevue de Napoléon et de François II. — Instructions remises par Maret à l'ambassadeur trës-extraordinaire de Pradt, etc 379
XLVIII. Maret à Wilna. — Mesures qu'il prend, de concert avec
Bignon, pour l'organisation administrative de la Litbuanie. 394
XLIX. Juillet 4842. — Lettres de Maret à Napoléon. — Honteuse pusillanimité de l'ambassadeur de Pimdt. — Mission du comte Morski 401
L. Août 484?. — Suite de la correspondance de Maret. — Nouvelles bévues do l'ambassadeur do Pradt. — Regrettables démfilés du gouverneur général Hogendorp avec Jomini et Bignon. . • .' 407
LI. Septembre 4812. — Inconvénients de la présence à Wilna de membres du corps diplomatique. — Lenteur persistante des Autrichiens. — Funestes événen>ents sur la Dwina. — Fctes -i Wilna, & l'occasion de la victoire de la Moscowa et de l'entrée à Moscou. — Disgr&ce du duc de Dalberg. — Nouvelle tardive de la rupture des Etats-Unis avec l'Angleterre 449
LII. Incendie de Mosoou. — — Suite des manœuvres équivoques du corps autrichien, — De Pradt réprimandé de nouveau.
— Suite de la correspondance de Maret avec l'Empereur.
— Incidents fâcheux de diverse nature. — Nouvelle de l'abandon définitif de Moscou ; date véritable de cette résolution (octobre) 428
LUI. 4«r-27 novembre 4812.— Situation pénible de Maret, à Wilna, pendant la retraite. — Ses efforts pour dissimuler les désastres à la France et à l'Europe. — Inquiétudes pour la place de Minsk justifiées par l'événement. — Propositions russes au cabinet prussien interceptées. — Interruption des communications entre Wilna et l'armée. • — Malgré les instances réitérées du duc de Bassano, le commandant du corps
remarquer à TEmpereur que cet acte, le seul publié sous cette forme pendant un règne de quinze années, constaterait son refus d'agir comme ministre.
En racontant ce fait pendant sa captivité, Napoléon disait qu'il avait été un moment ébranlé, et qu'au fond, il n'en avait pas voulu à M. Maret d'une résistance qui avait un gé- ' néreux principe, puisque parmi les hommes dont il combattait la proscription, se trouvaient ses ennemis personnels, qui le proscrivirent lui -môme trois mois après. « Ce qu'il a fait était bien, ajoutait-il. Ce que je faisais était juste : à chacun ses œuvres!* »
Ces détails, et ceux qui suivent, également relatifs à la conduite personnelle de M^et dans les Cent Jours, sont empruntés à une notice inédite du gênérai Montholon, remise au duc de Bassano peu de temps après la mort de Napoléon. Cette notice se rapporte principalement à Tun des incidents les plus considérables de l'histoire de ce temps, la capitulation du duc d'Angoulême. Placé alors sous Tinfluence d'hommes énergiques, ce prince avait fait, de Taveu de TEmpereur lui-même, « tout ce qui était possible'.»
1. Il s'agit du décret antidaté de Lyon, 12 mars. L'article premier de ce décret accordait amnistie pleine et entière aux fonctionnaires civils et militaires, qui avaient l'année précédente appelé ou secondé l'étranger, « tramé ou favorisé le renversement des constitutions de l'Empire ou du trône impérial. » L'article 2 exceptait de cette amnistie douze personnes et ordonnait la séquestration de leurs biens. Ces douze proscrits étaient : Lynch, la Rochejacquelein, A. de Noailles, Marmont, S. de Larochefoucauld, Bourrienne, Bellart, Talleyrand, Jaucourt, Dalberg, Montesquiou (l'abbé de).
Tous les décrets impériaux se terminaient par cette formule : PAR l'Empereur, le ministre secrétaire d'État, le... — Celui dont il s'agit se termine ainsi : pour expédition conforme, le 22 mars 1815. C'est le seul qui porte cette mention.
2. On sait que le général Ernouf, ancien chef d'état-major de l'armée de Sambrc-et-Mcuseet aïeul de l'auteur de ce livre, figurait parmi ces hommes énergiques. L'Empereur suivit à leur égard la politique généreuse et sage conseillée par Maret. Le général Daultanne, qui avait fait les fonctions de chef d'état-major du prince, eut pour toute punition quinze jours d'arrêt : Ernouf et les autres
tioii; le comte de Stadion signe à Reichenbach un traité secret avec la Russie et la Prusse. — Conférences militaires de Trachenberg. — Traité avec le Danemark. — Organisation du corps polonais 546
LXII. Le comte de Metteniich à Dresde. — Conférences avec le duo de Bassano. — Entrevue célèbre de Metternich avec TEmpereur Napoléon. — Convention du 30 juin, par laquelle Napoléon accepte la médiation. — La France consent à une prolongation d'armistice. — Les nouvelles d'Espagne confirment les résolutions belliqueuses des alliés 560