t toujours IOM le vocable Je
Thomas.
MARGUERITE CHALIi.
la Balme, mon premier mari, ainsi que ses enfants et les miens ont été inhumés, et je veux, au jour où mondit corps sera livré à la sépulture, que l'on convoque dans ladite église de Privas trente prêtres qui diront des messes, auxquels prêtres et à chacun desquels je veux qu'il soit offert quinze deniers tournois une fois pour toutes, et aux clercs ce qui est d'usage.
Item, je veux que, pendant les neuf jours qui suivront ma mort ou mon inhumation, on convoque tous les prêtres de Privas sur ma sépulture, pour là célébrer, revêtus de leurs surplis, une absoute; auxquels prêtres, à tous et à chacun d'eux, c'est-àdire à ceux qui auront été présents, revêtus de leurs surplis, je veux qu'il soit offert, chacun desdits neuf jours, six deniers tournois une fois pour toutes, et aux clercs ce qui est d'usage.
Item , je veux que, le trentième jour, on convoque dans ladite église trente autres prêtres qui diront des messes, auxquels je veux qu;il soit offert un repas convenable, et, après le repas, à chacun d'eux quinze deniers tournois une fois pour toutes, et aux clercs ce qui est d'usage.
Item, je veux qu'il soit donné à vingt et un pauvres en pain cuit dix setiers de seigle, une fois pour toutes, et dix quartauts de sel, une fois pour toutes.
Item, je veux que mon offrande de pain, de vin et de luminaire soit faite dans ladite église de Pri-
vas pendant un an et un jour depuis mon décès, de la manière suivante, savoir : chaque jour, deux deniers tournois de pain, une pinte de vin pur et un cierge, une fois pour toutes.
Item, je lègue au curé actuel de Privas ou à son successeur deux sols et demi tournois une fois pour toutes.
Item, à son vicaire, deux sols et demi, une fois pour toutes.
Item, je lègue aux luminaires de la bienheureuse Marie de Privas un pot d'huile, une fois pour toutes.
Item, je lègue à l'hôpital de la Recluse et à la maladrerie de Privas *, six deniers tournois chacun, une fois pour toutes.
Item, je lègue aux quêtes du Purgatoire, à l'œuvre de Saint-Thomas pour habiller les pauvres, au cierge de la Sainte-Vierge et au cierge pascal, qui existent
1. Il est à présumer que le premier de ces établissements, • situé au quartier de la Recluse, était l'hôpital proprement dit et que la maladrerie était exclusivement réservée aux lépreux. 11 ne reste plus trace de ces établissements détruits, avec le reste de la ville, en 1629. I de Privas,
situé dans un quartier différent, ne remonte qu'à
IV créent alors un hôpital des
1 sont ino biens
.nus des maladreries de Privas et de Tournon prés
. en suite de l'arrêt du conseil privé du 17 février ;
Il existe une copie de chacun de ces actes aux archives de
tal.
jC MARGUERITE CHAHS.
audit lieu de Privas, à chacune de ces œuvres pies, six deniers tournois, une fois pour toutes.
Item, je lègue à la confrérie des prêtres de Privas, outre ma redevance, deux bichets * d'étain que j'ai chez moi, une fois pour toutes.
Item, je lègue au couvent des frères mineurs d'Aubenas, pour deux cents messes à célébrer dans le même couvent, pour le salut de mon âme, cinq livres tournois, une fois pour toutes, en monnaie courante, à payer dans le délai de deux ans après ma mort.
Item, pareillement, au couvent des frères prêcheurs du même endroit, pour deux cents autres messes à célébrer de la manière susdite, cinq autres livres tournois, une fois pour toutes, à payer comme ci-dessus.
Item, je lègue au couvent des frères augustins de Saint-Michel de la Voulte, pour deux cents autres messes à célébrer de la manière susdite, cinq autres livres tournois une fois pour toutes, à payer comme ci-dessus 2.
i. Pitalphus, botta, vasum ad vinum continendum. Ducange. Le mot bouto est encore employé dans l'Ardèche pour désigner des vases en bois contenant du vin. Comme il s'agit d'un vase d'étain, nous avons cru devoir traduire par bichet.
2. Les couvents des frères mineurs et des frères prêcheurs d'Aubenas et celui des frères augustins de Lavoulte n'ont cessé d'exister qu'à la fin du siècle dernier, lors de la sup-
MARGUERITE CHALIS. JJ
Item, je lègue aux prêtres habitant ledit lieu de Privas, pour cent messes à célébrer dans ladite église de Privas pour le salut de mon âme, deux livres tournois une fois pour toutes, à payer dans le délai d'un an après ma mort.
Item, je lègue à la maladrerie de Privas, outre mes autres legs, mon meilleur matelas, un oreiller, un drap de lit, deux paillasses.
Item, je lègue au nommé Beylle du pré du Mail * mon autre matelas de moindre valeur, deux paillasses et deux draps de lit.
Item, je lègue à Pons la Balme, fils de feu Pons, une vigne située sur le mont Romain 2, limitrophe à la route qui va de Privas à Saint-Priest, à la vigne de Mondon Giraud, forgeron, et à d'autres voisins, le tout avec les droits de passage.
pression générale des établissements religieux. Il y a au\ archives départementales à Privas un certain nombre de documents provenant de ces couvents, notamment des copies de cartula
de M. Mamarot, archiviste du département de l'Ardéche.) i. On ap: / l'empUcCIBCnl
cupé actuellement par le Champ de Mars en face fU sernes. C'était là que commençait le chemin du Jeu du Mail
: aujourd'hui le cimet.
%, Le MênttRoMâm et le quartier ou
du mont Toulon, entre la route nationale Ml nor .1 I
j\\ MARGUERITE CHALIS.
Item, je lègue à Catherine, femme d'Etienne de Soler, ma cousine germaine, quinze sous tournois, une fois pour toutes, à payer dans le délai d'un an après ma mort.
Item, je lègue à Jean Pascal, ou d'Aubenas, marchand, pour les services que m'a rendus sa femme, et pour les choses dont je pourrais lui être redevable, ma vigne située à la Colieyre 1, contigué par le bas au jardin dudit Jean, et à la terre de maître Jean Falcon, à la terre de Guillaume Ginet, à la vigne de Jean Dupont... au jardin de noble Hélide, veuve de Pierre Fabre, à mon jardin et à d'autres voisins, le tout avec les droits de passage.
Item, de plus, je lègue au même Jean les fruits actuellement pendants dans mes vignes, une fois pour toutes. Je veux cependant que ni ledit Jean ni les siens ne puissent rien demander de mon héritière ci-après, et que ladite héritière ne puisse non plus redemander audit Jean ni aux siens rien de ce que je puis devoir audit Jean, ou dont ledit Jean peut m'être redevable de quelque manière que ce soit, jusqu'au jour d'aujourd'hui.
Et comme l'institution d'un héritier est le but et la raison de tout testament suprême, en conséquence, pour tous mes autres biens, meubles, droits et actions,
i. C'est la partie du terrain en pente qui se trouve visà-vis la prison, entre le collège et l'abattoir, et qui descend jusqu'au ruisseau de Charalon.
présents et futurs, j'institue pour ma légataire universelle, l'indiquant et la nommant de ma propre bouche, ma bien-aimée et très-chère Marguerite, fille de feu mon frère messire Pierre Chalis, licencia en droit, ma nièce et les siens, par laquelle je veux que mes legs et dettes soient acquittés et payés. '
J'institue pour mes exécuteurs testamentaires le curé actuel de Privas et messire Jean de Colunce ou Ardone, prêtre de Saint-Thomas, auxquels je donne pouvoir, etc.
Ceci est mon testament et acte de dernières volontés et dispositions, lequel j'entends être valable, comme testament, codicille et donation après décès, et cela en la meilleure forme de droit.
Et s'il est établi que j'aie jamais fait précédemment un autre ou d'autres testaments, codicilles ou donations en vue de décès, je les révoque, voulant que ce présent testament demeure en pleine force et ir, vous requérant témoins et notaire d'en ire acte.
Fait à Privas, au domicile de laditj Marguerite, dans la chambre où elle était malade, en présence des témoins ci-apr.
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