‹ Marguerite de Lorraine, duchesse d'AlençonChapitre 2 sur 29 · TI PRÉFACE · texte numérisé non relu

TI PRÉFACE

La lumière placée dans la vallée éclaire seulement le» rares habitants du voisinage; mais si elle apparaît sur la montagne, elle devient pour la contrée un phare bienfaisant : ses rayons préservent des écueils , guident la foule à travers les difficultés du chemin , et la conduisent au port du . salut : telle fut la vie de Marguerite de Lorraine. Ses exemples , partis de haut , furent pour un grand nombre comme une révélation.

En voyant son humilité au milieu des grandeurs , et son esprit de pauvreté , au sein des richesses , on mesura l'énergie

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de sa volonté à Tétendue des sacrifices, et on recueillit avec émotion les persuasifs enseignements de ses vertus.

Aussi , après sa mort , bien des voix s'élevèrent pour demander que ses reliques et ses statues fussent placées sur les autels; on implora son assis- ' tance, oh recueillit des preuves de sa puissance au ciel; ce crédit fut constaté par des témoignages irrécusables , et plusieurs démarches furent tentées pour obtenir sa canonisation ; mais les troubles et les guerres de Tépoque ne permirent pas de leur donner la suite convenable.'

TIII PRtFÀCE

Les vœux de la reconfaaissance ne furent donc pas exaucés. L'Eglise, seule dispensatrice du titre de saint ou de bienr

heureux, n'honore pas Marguerite d'un^

culte public; elle ne la propose pas à la vénération des fidèles , et si nous parlons de sa sainteté, c'est seulement

pour rendre hommage à l'éminence de ses mérites. Toutefois son souvenir est encore vivant; on n'a pas cessé dé Tinvoquer, elle ne cesse pas de secourir :

le bien qu'elle a fait se continue , aucune de ses vertus n'est tombée dans

l'oubli. En voulant se dérober aux re-

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