‹ MargueriteChapitre 5 sur 48 · A MADAME CHARLES REYBAUD · texte numérisé non relu

A MADAME CHARLES REYBAUD

C'est un double plaisir pour moi de mettre votre nom à ce nou\el ouvrage ; car ce nom rappelle en mcnie temps à mon cœur un cher souvenir qui le touche, et à mon esprit un talent brillant qui le charme.

Je voudrais pouvoir donnera mes comédies cette variété piquante, cette simplicité naïve, cette couleur locale et saisissante qui font de chacun de vos récits un drame plein d'intérêt et de vérité ; je serais plus assurée de mon succès, et ce n'est jamais sans une grande frayeur que j'offre une nouvelle comédie au public, quelque indulgence qu'il m'ait montrée et quelques soins que je mette à travailler consciencieusement mes ouvrages. J'attaciie d'autant plus d'importance à les voir réussir qu'ils sont l'expression de ma pensée intime, et que, même dans des sujets frivoles, j'aime à me montrer fidèle à mes convictions sérieuses.

Mon désir de placer Marguerite sous vos auspices lui a porté bonheur; et je suis bien contente de pouvoir ajouter au plaisir du succès celui de vous offrir un témoignage de mon tendre dévouement.

Virginie Ancei-ot.

Pflns «3ocro6re 1840-

MAGASIN TIIKATRAL

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