‹ Maria, drame en deux actes, mêlé de chant (sic)Chapitre 32 sur 33 · M»9 DE RANCÉ · texte numérisé non relu

M»9 DE RANCÉ

Il serait vrai?... ( A Albert. ) Quoi! mon ami, vous nous restez?

Elle va aux. conseillers et leur parle. Albert, à Frédéric.

Ah ! monsieur.

FRÉDÉRIC

Oh ! ne me remerciez pas. .. c'est moi qui n'oublierai jamais que sans vous... ( Il regarde le fond.) Je vous dois, monsieur, de m' avoir épargné un affreux, un éternel remords. ( A Lucy. ) Yous l'emportez, madame... vivez, vivez pour lui.

LUCY

Oh! ne me remerciez pas non plus... je viens de sentir là qu'il me serait plus affreux de vous voir morte par moi qu'heureuse par lui, ( déchirant les titres) par lui, désormais le seul ma'tre de votre destinée.

Albert , s'emparant de la main de Frédéric et ' pressant.

Ah ! tant de générosité...

FRÉDÉRIC

Adieu!... soyez heureux... moi, je pars.. .je vais retrouver la France, que je n'aurais jamais dû quitter. {Regardant Lucy avec expression. A Mme de Rancê, qui s'est approchée d'eux. ) Madame, j'étais venu prendre congé de vous...

Mme DE RANCÉ.

Monsieur...

marius , qui causait avec quelques personnes sur la terrasse.

Comment, mon cousin... serait-il vrai?... On dit que yous avez aussi envoyé votre démission de conseiller ?

FRÉDÉRIC

Qu'avez-Yous fait ?

ALBERT

Mon devoir.

Ah! monsieur, renoncer à tout...

En effet... que vous restera-t-il ?

ALBERT

Votre estime... ( pressant la main de Lucy avec tendresse ) et ton amour !

Elle se jette dans ses bras.

LUCY

de tels sacrifices pour moi...

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