SCENE PREMIERE
DON JOSÉ DE CERDA, DON JUAN DE PRADO, DON DAUTIIAZARD, en scineau lever du rideau.
don JUAN.
Le voilà donc venu ce gr.ind jour où le roi A Blaucbe de Bourbon doit engager sa foi!
Qui de nous aurait cru qu'il paraîtrait si vite?
DON BALTCAZAND.
Nous avons une reine, adieu la favorite I DON iosé.
Par saint Jacques, messieurs, respecté sa douleuri Vous flattiez sa fortune, honorez son malheur.
DON BALTBAZARD.
Moi, je dis au soleil, du cœur et de la bouche, Salut, quand il se lève, adieu, quand il se couche.
DON José.
Et moi, quand scs rayons nous ont abandonnés, Je me souviens encor des biens qu'il m'a donnés.
DON JVAN.
Penses- lu que le roi pleure les nœuds qu'il brise?
DON JOsé.
Qui sait? Danslccouventqui touchcà cette église, Selon l’usage, hier, séparé de sa cour,
Avec son confesseur il passa tout le jour.
Nous, avant que la foule ici soit réunie.
Surveiller les apprêts do la cérémonie Et protéger le roi, tel est notre devoir.
DON JOAN
Albuquerquo a bientôt reconquis son pouvoir.
DON JOSÉ
Maria, par sa fuite, 4 ce ministre Labile De son royal amant livra l'esprit mobile ;
Le dépit de don Pèdre, un outrage sanglant.
Le besoin d’affermir un trône chancelant.
Les larmes d'une mère et la peur de la France, Tout du vieil Albuquerque a servi l'espérance,
Et, préparant l'instant qu'il a su rapprocher.
Il a traîné son naître au but qu'il va toucher. DON BALTBAZAND.
C'est lui! silence!