‹ Maria Padilla tragedie en cinq actesChapitre 7 sur 51 · DON MENDEZ · texte numérisé non relu

DON MENDEZ

Elle sera vengée ; et U cour de Castille Vient d’offrir un refuge â sa noble famille.

iOANA.

Les barbares!... Ses pleurs n'ont pu les attendrir

MAilA.

Pourquoi n*a-t-elle su que pleurer et mourir?

Elle a courbé son front sous les coups de la haine.

JOANA.

Mais toi, qu'aurais-tu fait?

MARIA

Moi ? j'aurais été reine.

DON LOIS

Reine?...

DON MENDEZ, repotsani prit de Maria.

Et certes, jamais la cour de Portugal N'eùl TU plus noble front sous le bandeau royal. DON LOIS, pas tant entre don Diego eidon Mendez. Il est temps que j'arrache A de folles pensées, Chimères de l'orgueil, par l'orgueil caressées.

Des cœurs peu faits encore aux frivoles discours, Que l'cspi it, sans y croire, échange dans les cours. Mes bétes voudront bien me pardonner sans doute? C'est à moi maintenant de leur montrer la roule : Venez ; aux vins, mûris sur nos coteaux brûlans, La coupe hospitalière ouvre scs larges flancs; .

Le jour baisse» cl nous dit que bientét viendra

[l’heure

Où vous devrez quitter cette antique demeure.

Don Ruy dePadlll.T, qui parle par ma voix, M'imposa ses devoirs en m'armant de scs droits; Au banquet fraternel c'est lui qui vous convie.

DON MENDEZ, ù dcmf-i'Oix à Maria.

Que les insians heureux sont courts dans cette vie!

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