ACTE TROISIÈME
LE DOCTEUR
Enfin, voici ce que je voulais vous dire. D'ordinaire, vous lui adressez à peine la parole, et c'est comme si elle n'existait pas pour vous. Sans doute, cela s'explique assez par l'unique souci qui vous absorbe. Mais cela est mauvais. Puisque mademoiselle Marthe est obligée de vivre avec vous, traitez-la cordialement, amicalement; montrez-lui qu'elle compte pour quelque chose dans la maison, qu'on lui sait gré des services qu'elle y rend et du peu de bruit qu'elle y fait. Parlez-lui simplement, en bon camarade. Établissez bien ce ton entre vous, une fois pour toutes... Je vous dis cela parce que je vous considère après tout comme un honnête homme,
JACQUES, souriant.
Trop bon !
LE DOCTEUR
Je ne vous parais pas trop me mêler de ce qui ne me regarde pas ?
JACQUES
Tout ici vous regarde, docteur, et je me souviendrai de ce que vous me dites là... Je ne vaux pas grand' chose, mais il m'a toujours été insupportable qu'on soutTrît à cause de moi... Je me souviendrai, soyez tranquille.