DERNIÈRE LETTRE DE LA REINE
Historique, d'après les documents conservés aux Archives nationales, des perquisitions opérées en 1816 à Rambluzin (Meuse) au domicile de Courtois et des réclamations en restitution intentées par Tun de ses fils au gouvernement de Louis-Philippe.
Le principal résultat de ces perquisitions fut la saisie de la lettre écrite par la Reine à Madame Elizabeth, le matin même de son exécution, lettre interceptée par Fouquier-Tinville et trouvée par Courtois dans les papiers de Robespierre. Déposée depuis aux Archives nationales, elle a été, sous le titre de Testament^ Tobjet d'innombrables éditions. Voyez les n^^ ci-aprés.
Si Ton en croit le fils du conventionnel, la recherche de ce document n'aurait été qu'un prétexte pour mettre la main sur une correspondance que Louis XVIII avait tout intérêt à faire disparaître.
Transportés aux Tuileries, les papiers de Courtois y restèrent Jusqu'en 1830. La partie la plus nombreuse, sinon la plus importante, fut alors restituée à Courtois fils. Celui-ci crut le moment favorable pour intenter une action Judiciaire au duc Decazes, à raison des persécutions subies par son père et de la violation de son domicile. Parquin plaida pour Courtois et Ph. Dupin pour M. Decazes. Le 18 Janvier 1833, le tribunal, présidé par M. de Belleyme, se déclara incompétent « attendu qu'il s'agissait de matières administratives dont il ne pouvait connaître sans violer la séparation des pouvoirs. » (Voyez Gazette des tribunaux des 12, 13 et 19 janvier 1833).
Débouté de sa plainte. Courtois en appela de nouveau à l'opinion publique par une brochure devenue très rare : Affaire des papiers de Vex^onventionnel Courtois. (Impr. Goetschy, 1834, in-8, 36 pp.). On peut également consulter sur ce débat une longue lettre de Courtois fils à T. Merle, publiée par V Amateur d'autographes (1877, p. 55), le travail de Ch. Vatel sur Charlotte Corday et les Girondins (Paris, Pion, 1864-1872, 3 vol. in-8), pp. xcvii-xcviii, et surtout l'excellent résumé, fortifié de preuves nouvelles, qu'en a donné M. Eugène Welvert.
303. — Testament de Marie- Antoinette- Josêphe- Jeanne de Lorraine^ archiduchesse d'Autriche, reine de France et de Navarre, née à Vienne le 2 novembre 1755, morte martyre le 16 octobre 1793. Ce Testament, découvert en février 1816, accompagné de réflexions, de notes historiques et de toutes les pièces qui y sont relatives, fait suite au Testament du Roi qui a été publié dans le même genre un mois auparavant. Di/on, impr. Noellat, février 1816, in-8, 31 pp.
Tiré à 500 ex., plus 10 sur papier vélin, 4 sur papier terre d'ombre, 4 sur papier vert pâle, 4 sur papier bleu, 4 sur papier rouge ocre.
L'éditeur et annotateur était Gabriel Pbignot qui avait en effet publié au mois de janvier 1816 deux éditions du Testament de Louis XVI, tirées l'une à 75 ex. et l'autre au même nombre (y compris les ex. de luxe) que le Testament de Marie- Antoinette,
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304. — Aux maires du départemeut de la Moselle (Metz, 27 février
1816), Metz, impr. C.-M.-B. Ant<Ane, s. cf., iii-4, 6 pp. [N. Lb ^
Qrcnlaire signée : le Préfet de la Moselle, LACHADENéDS, adressant aux maires le texte de la dernière lettre de Marie-Antoinette destinée à être lue an prône par le curé ou le desservant de leur commune.
305. — Dernières dispositions de Marie-Antoinette, reine de France, précédées du Précis historique de son horrible assassinat, Besançotiy Petite avril 1816, in-8, 15 pp.
Bibliothèque de M. Otto FriedHchs.
La préface de l'éditeur, signée Petit, est relative à Tauteur du Précis, Jean Fbnocillot et à son dévouement à la cause royale.
Né à Salins en 1748, mort à Besançon en 1836 et frère puiné du dramaturge Fenouillot de Falbaire, il fut, avant la Révolution, avocat et inspecteur de la librairie à Besançon. Emigré en 1792, il Joua un rôle acUf dans les menées royalistes dont Fauche-Borel fut le chef le plus en vue. Ch. Weiss, dans un excellent article de la Biographie Michaud a énuméré les divers écrits, la plupart anonymes, de Jean Fenouillot qui n'ont pas été cités par Quérard.
306. — Récit fidèle et complet de tout ce qui a précédé et suivi la découverte du testament de la Reine, avec le fac-similé de ce testament beaucoup plus correct que tous ceux qui ont paru jusqu'à présent, par M. Montjoye, auteur de V t Histoire de Marie- Antoinette ». Paris, veuve Lepetit, 1816, in-8, 24 pp. et un fec-simile [N. Lb « 474.]
La première édition est annoncée dans la Bibliographie de la France du 6 avril 1816; la seconde dans le n« du 4 nmi suivant.
307. — Testament de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre» Orné de son portrait. Paris, Plancher, 1816, in-8, 7 pp. [N. Lb ^ 475.1
Le c portrait » est en réalité une de ces découpures en silhouette fort à la mode sous le premier Empire et la RestauraUon, et sur lesquelles on peut consulter le Magasin pittoresque de 1862, pp. 63 et 203.
307*. — Testament de Sa Majesté Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France et de Navarre, morte martyre le 16 octobre 1793, contenu dans la dernière lettre qu'elle écrivit à S. A. R.
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