‹ MarieChapitre 11 sur 84 · HY.>L\E · texte numérisé non relu

HY.>L\E

\iinons la Liberlf ! c'est le souffle de Dieu . C'est l'esprit fécondant qui pénètre en tout lieu ; C'est l'éclair dans la nuit; sur l'autel c'est la flannr.e r.e \'erbe iFispirateur qui rend la vie a l'ànie :

Quand la terre languit dans son aridité, Comme une large pluie, alors la Liberté S'épanche, et tous les cœurs à ses fraîches paroles. Tels que des fleurs du ciel, entr'ouvrent leui-s corolles, Et le monde a repris sa première splendeur , Et la nature exhale une suave odeur !

— Liberté , dans nos murs toujours la bienveime, Comme d'anciens amants nous t'avons reconnue , Et nous baisions ta robe, et tous avec gaîté Nous suivions au combat ta sœur l'Égalité; Oh ! partout, sur nos ponts, nos marchés, nos fontaines. Nous inscrirons le nom de la fille d'Athènes! Athènes ! oui , c'est là , parmi des champs de miel . Qu'elle arrêta son vol en descendant du ciel !

Ces Grecs l'aiment encor. Pourtant dans notre enceinte'

File porte sa tente et sa bannière sainte .

Et quand les nations l'appellent à la fois ,

î>es clochers de Paris elle entendra leurs voix:

Ici sa métropole , ici ses jours de tête .

Ici des hommes francs osant lever la tête .

Des pas libres , des mains qui j)euvent se serrer ,

Et Tair vital et fort qu'elle aime à respirer :

Les arts viendront. Toujours leur L^ncieux cortège

î/accompasfneen chantant : de leurs beaux pieds de nei<ie

Les iNIuses autrefois foulaient le Parthénon ,

Et sur les lyres d'or elles disaient son nom :

Les Sages l'adoptaient . appelant libérales

Toutes créations divines , idéales ;

Car la Liberté porte un cœur religieux,

Et dans son temple immense elle admet tous les dieux :

Statuaire, à ton marbre! et, quand il prend la Ivre , Le poète au beau front , écoutez son délire ! Au travail! au travail! Qu'on entende partout Le bruit saint du travail et d'un peuple debout ': Que partout on entende et la scie et la lime , La voix du travailleur qui cbante et qui s'anime : Que la fournaise flambe , et que les lourds marteaux iSiiit et jour et sans fin tourmentent les métaux : Rien n'est harmonieux comme l'acier qui vibre Lt le cri de l'outil aux mains d'un homme libre : Au fond d'un atelier rien n'est plus noble à voir Qu'un front tout en sueur, un visage tout noir Un sein large et velu que la poussière souille . Kt deux robustes bras tout recouverts de houille ! Au travail ! au travail ! a l'œuvre ! aux ateliers ! Lt vous , de la pensée habiles ouvriers ,

A Tceuvre! Travaillez, tous dans votre domaine. La matière divine et la matière humaine '. Inventez, maniez, changez, embeUissez.

La Liberté jamais ne dira : C/est assez ! Toute audace lui plait ; vers la nue orageuse Llle aime à voir monter une aile couraseuse

Aimons la Liberté! c"est le souflle de Dieu : C'est l'esprit fécondant qui pénètre en tout lieu : C'est réclair dans la nuit : sur Tautel c'est la flamme: Le Verbe inspirateur qui rend la vie à l'àme : Quand la terre lansuit dans sou aridité. Comme une larse pluie, alors la Liberté S'épanche, et tous les cœurs a ses fraiciies paroles. Tels que des îleurs du ciel . entr'ouvrent leurs corolles

VA le monde a repris sa première splendeur Kt la nature exhale une suave odeur !

Août I8~.0.

A LA MÉMuiKb

DE GEORGE F\RCY

Il adorait la Ttaiic^ la Porsi.- .-1 la IMiilosophi Otic la Palrif coiisct vc son iioni !

Victor IIoisin.

A LA MEJIOIKI

Dt GKOKGK FaKC^

Oui ! toujours j'enviai . F'arcy , de te connaître . Toi . que si jeune encore on citait comme un maître Cœur tendre . qui d'un souffle . liëias ! t'intimidais . \ttentif n cacher l'or pur que tu tardais :

Un soir, en nous parlant de .\aple et de ses grèves , Beaux pays enchantés où se plaisaient tes rêves , Ta bouche eut un instant la douceur de Platon ; Tes amis souriaient , lorsque , changeant de ton . Tu devins brusque et sombre , et te mordis la lèvre Fantasque , impatient , rétif comme la chèvre ! Ainsi tu te plaisais à secouer la main Qui venait sur ton front essuyer ton chagrin . Que dire ? le linceul aujourd'hui te recouvre , Et , j'en ai peur, c'est lui que tu cherchais au Louvre. Paix à toi , noble cœur ! ici tu fus pleuré Par un ami bien, vrai , de toi-même ignoré ; Là-haut , réjouis-toi 1 Platon parmi les Ombres Te dit le Verbe pur. Pythagore les Nombres.

LR MOIS D'AOUT

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