‹ MarieChapitre 35 sur 84 · ETUDES · texte numérisé non relu

ETUDES

La scieuce , voilà les sévères amours

Oii votre àme s'était fixée ; L'âge perdait ses droits, vous donniez vos beaux jours

Au seul plaisir de la pensée.

Plaisir qui m'est connu , bonheur mêlé d'effroi De descendre au fond de soi-même ,

Et dans ses noirs détours de poursui\Te le ]Moi , Pour surprendre le grand problème.

Puis , comme d'un abîme, on sort victorieux , L'âme agrandie et fécondée ;

Et , tranquille , on regarde éclore sous ses yeux Les faits en germe dans l'idée.

Mais, durant ces discours , si quelque souvenir Me revenait de ma patrie ,

Pour rafraîchir nos fronts il semblait qu'un zéphir Passait dans notre causerie.

A LA FA>'TAISIE.

Piiiqu"il vous plaît, ma chère Fantaisie, De voler en chantant vers tout objet aimé , Et, comme en l'alvéole étroit et bien fermé, De condenser votre ambroisie ,

%i> 24 f-l Allez, ô Fantaisie, allez faire du miel ! Sur les fleurs de la terre et sur les fleurs du ciel

Cherchez partout la liqueur blonde :

Des jardins au désert et de la plaine au mont ^llez! votre calice est sur s'il n est profond. Dieu vous protège, abeille vagabonde !

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