‹ MarieChapitre 67 sur 84 · LES TROIS FREP.ES · texte numérisé non relu

LES TROIS FREP.ES

Tu reçus en naissant le don de la beauté , Un front pur , un regard plein de sérénité D'où sortait par éclairs, comme une chaste flannne, L'idéale beauté que renfermait ton àme.

Les vierges , les enfants et les anges de Dieu ,

(Ce qu'on voit de plus doux en tout temps, en tout lieu;

Morts à jamais sans toi retrouvèrent la vie ,

Et ta main amoureuse en sema l'Italie :

Salut et gloire à toi , peintre envoyé du ciel '

Jeune ange au long prolil appelé Raphaël !

A celui qui dormit sur l'épaule du maître,

Salut ! L'ami loyal fait oublier le traître.

Sous ses longs cheveux bruns , salut au bien-aimé ,

Par qui , tout étant fait , le corps fut embaumé ,

Et conservée aussi la plus tendre parole

De la nouvelle loi qui rapproche et console.

Tous ces mots de 2ehenne et de peuple luaudit Sur ses lèvres de miel mil ne les entendit, ^lais ces mots : > aimez-vous, enfants, les uns les autres, » Voilà ce que disait le plus doux des apôtres.

L'évangéliste Jean , le peintre Raphaël , Ces deux beaux envoyés de l'amour éternel , Ont un frère en Jésus , digne que Jésus Faime , Bien qu'il soit né païen et soit mort sans baptême Virgile est celui-là : tant l'aimable douceur Au ^Tai Dieu nous élève et fait toute âme sœur.

Donc , comme une couronne autour de l'évangile

Inscrivez ces trois noms : Jean , Pvaphaël, Virgile Le disciple fervent , le peintre au pur contour , Le poëte inspiré qui devina Tamour.

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LES DISSO>\\>"CES.

Un soleil si chaud brûla ma figure ,

J'ai dû tant chanfier h tant voyager ,

Que d'un franc Pvomain je me crois Tallure ;

3Iais un vigneron à hrune encolure

Me dit eu passant : bonjour , étranger î

Pétrarque à la main , ( roi des élégances ) J'arrondis mon style et me crois Toscan : Le ton primitif se fond en nuances ; Mais soudain ma voix part en dissonances. Oh ! je suis un fils du barde Guîclan î *

Barde du ve siècle.

LA to:mbë et la statue de :\lalo corret.

Le Premier Grenadier, l'auleur des Origines gantoises^ est enseveli, on le snit, près d'Oberbausen,- il y a quelque temps le roi Louis, fondatear du ^V'alballa ou Panthéon de Bavière, a fait ouvrir el réparer le tombeau de l'illustre Malo Corret La Tour d'Auvergne.

JournaiLT.

Près du Rhin , à Tahri des cyprès et des saules Malo Corret repose, enfant des vieilles Gaules , De la France nouvelle héroïque soldat; A sa gauche est encor son glaive de combat ,

Et le second ami toujours prêt à le suivre , Dans la tente éternelle est déposé son livre. Yole donc vers le Rhin , Esprit noir des regrets , Vers le tertre où Corret dort parmi les cyprès î Voici que son cercueil s'entr'ouvre et le roi barde Sur le guerrier breton se penche et le regarde : Le roi Louis fait bien , car des chefs du AVal-hall Le Premier-Grenadier est le frère et l'égal . Vole au delà du Rhin , Esprit plaintif et sombre , Et verse h. ces Germains agenouillés dans Tombre , Pour un respect si noble et tant de piété , Le souffle de Corret , souffle de liberté ! — Reviens , reviens , Esprit ! Aux flancs de la montagne Un artiste a taillé le granit de Bretagne , Il apprête le bronze et , dans son bourg natal , Le héros va monter sur le haut piédestal ;

Dis au sculpteur les traits enfermés dans la bière , Et, comme s'il parlait , qu'on lise sur la pierre :

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