‹ MarieChapitre 78 sur 84 · LES COURANTS · texte numérisé non relu

LES COURANTS

A P. L— , de Kemperlé.

Sur im tertre, aux confins du pays de Bretagne , S'était assis un voyageur , Observant le;, pauvre songeur ,

Une eau qui jaiUissait de cette humble montagne.

Car, au sortir du sol et par un accident

L'eau vive s'était divisée ;

Puis, selon la pente opposée , Courait moitié vers l'est, moitié vers l'occident.

Tout chez le voyageur se change en rêverie ; Le Breton dans ce double cours Trouvant Timage de ses jours ,

Son cœur suivait les flots qui vont vers sa patrie.

Alais, sur Tautre penchant, il opposait sa main Aux flux de cette onde (\i:arée ,

. YA sur la pente préférée , Il la forçait de prendre avec lui son chemin. —

Ainsi vers son pays, seul but qui le réclame , Ainsi vers ses chères amours Allaient et sans plus de détours

Tous les courants de l'onde et tous ceux de son âme.

*fW'

Page 1