SCENE V 1 1 T
LES MÊMES, SOI'IllE ; un Dumrstiquc C accompagne cl reste au fond.
SOPHIE
Vous êtes étonnée, madame, de ce que j'ai désiré vous revoir el vous parler...
MARIE
Mais oui , madame, vous êtes si riche... tandis que nous...
BERTRAND
Nous ne sommes pas pauvres. .. mais enfin, de simples ouvriers...
SOPHIE, bas.
C'est votre mari ?
MARIE, bas, avec orgueil.
Oui, madame... Il est bel homme, n'est-ce pas?
SOPHIE, bas.
Il a l'air honnête et bon .. {Haut.) Monsieur, par-
21 MARFE-JEANNE.
donnez-moi ce que je vais vous demander... mais je voudrais causer avec voire femme...
EEllTRAND.
Tonte seule? ne vous gênez pas... {/4 Marie.) Je vais rejoindre la noce... Au revoir, Marie...
Il entre chez la traiteur.
MARIE
An revoir... {Dcrltnnd sort. A Sophie.) Eh bien ! madame ?
Vous vous .ipp'jlez Marie?
Mvr.iE.
Marie-Jeanne... el dopni.-sce malin, femme Bertrand.
sorniE.
Moi, je me nomme Soplne... Je vous dis cela pour que nous suyons tout de .«^iiiie boniu's amies, pour que nous priilious fraut liemeul ei à cirur ouvert .. car il me seuil)l(' que ce n'est pas un simple hasard cpii nous a réunies à I eL;lije et pour un acte bien solennel pour chacune de nous.
MARIE
Moi aussi, madame ; en vous retrouvant encore ici , j'ai éié frappée de cette rencontre... mais j'étais bien loin d espérer...
SOPHIE
(jiie je viendrais à vous... Mais ce n'est pas M™® de Bussières. c'est Sophie qui vous parle... Marie-Jeanne, je voudrais èire pour quelque chose dans votre bonheur... diies-rnoi ce qui vous manque pour être heureuse... je suis riche... [Soupirmil ) très-riche, et si vous ne me refusez pas le plaisir de vous être ulile , c'est moi qui vous devrai de la rcconnaissaDce.