ACTE II, T. U, SCENE II
RÉMY
Alors, je réponds de l'affaire... Où faudra-t-il porter l'objet ?
AFPUNI.
Vois me le remettrez ici, en échange de votre argent... et quand vous l'aurez reçu, nous partirons, vous d'un côté, moi de l'autre.
Fort bien... je suis un intermédiaire aveugle... je fais la commission les yeux fermés... Mais pourquoi monsieur n'opère-t-il pas par lui-même?
APPIANI
Parce qu'une mère pourrait être moins docile ou plus claivoyanle que vous, et que je ne veux pas qu'elle puisse me reconnaître jamais.
RÉMY
Mais si elle allait me reconnaître, moi ?...
APPIANI
Que m'importe ? si vous ne savez pas qui je suis.
RÉMY
Ah !... je n'y comprends rien du tout.
APPIANI
C'est précisément ce que je veux.
HÉMY.
Alors, ça se trouve bien... (^hut !.., attention... [Il regarde à gauche.) J'aperçois quelqu'un... une femme! tenez- vous à 1 écart et laissez-moi agir. APPIANI, s éloignant Faites, mais hâiez vous î MARIE entre du premier plan à gnnche, portant son enfant sous son châle.
Ici... ça doit être ici...
RÉMY, la reconnaissant.
Qu'ai-je vu?
MARIE, avec effroi.
Quelqu'un !... {Elle te sache un instant.)
RÉMY, à part.
Elle nous aura suivis, son mari et moi , pour ravoir son magot... Si elle me reconnaît, elle va faire manquer ma spéculation...
Il remonte la scène et se trouve près d'Appiani. APPIANI.
Eh bien!... cette femme?
RÉMY
Ce n'est pas notre affaire... mais , tenons-nous cbacun d'un côlé de la rue, et avant une heure vous serex satisfait...
Il sort à droite, Appiani à gauche.