‹ Marie Jobard, imitation burlesque, en six actes et en vers;Chapitre 5 sur 18 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

Le théâtre représente un Jardin.

( L’orchestre joue : Je vais revoir tout ce que j'aime !) .

MARIE, arrivant précipitamment elhors d' elle-même.

Je vais je ne sais où? je cours comme une folle,

Mon esprit est joyeux et mou cœur caracole;

Je ne peux plus marcher que par sauts e> par bonds;

Ces arbres... ces ruisseaux... ces toi ns et ces gazons Offrent pour mis regards une douce pâture,

( Aie : fin de Femme voulez-vous éprouver. )

Je voudrais m’emparer de toute la verdure!

Se mettant surin pointe des pieds et regardant à gauche.

Autant que mon coup-d’œil s’étend dans le lointain !

Ici finit Montmartre et commence Pantin!

Peut-être ce nuage à l’ouest de la Villetle Est la fumée , hélas ! qui sort de ma guinguette,

Et crt âne qui paît d’un air si solennel Peut-être hier a vu le moulin paternel !

Regardant au-dessus de sa tête.

O volages pierrots!... heureuses hirondelles!

Heureuses en effet de posséder deux ailes :

Sur les toits de Pantiu allez tous vous percher ,

Allez... et de ma part saluez le clocher! 1 ,,

Et toi, faible jouet des caprices d’Eoic ,

Vers mon pays natal, hanneton vole, vole,

Porte-lui mou amour et mes vœux et mes chants!

Et dis que l’on m’envoie ici Ja clé des champs !

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