SCENE PREMIÈRE
Le théâtre représente un Jardin.
( L’orchestre joue : Je vais revoir tout ce que j'aime !) .
MARIE, arrivant précipitamment elhors d' elle-même.
Je vais je ne sais où? je cours comme une folle,
Mon esprit est joyeux et mou cœur caracole;
Je ne peux plus marcher que par sauts e> par bonds;
Ces arbres... ces ruisseaux... ces toi ns et ces gazons Offrent pour mis regards une douce pâture,
( Aie : fin de Femme voulez-vous éprouver. )
Je voudrais m’emparer de toute la verdure!
Se mettant surin pointe des pieds et regardant à gauche.
Autant que mon coup-d’œil s’étend dans le lointain !
Ici finit Montmartre et commence Pantin!
Peut-être ce nuage à l’ouest de la Villetle Est la fumée , hélas ! qui sort de ma guinguette,
Et crt âne qui paît d’un air si solennel Peut-être hier a vu le moulin paternel !
Regardant au-dessus de sa tête.
O volages pierrots!... heureuses hirondelles!
Heureuses en effet de posséder deux ailes :
Sur les toits de Pantiu allez tous vous percher ,
Allez... et de ma part saluez le clocher! 1 ,,
Et toi, faible jouet des caprices d’Eoic ,
Vers mon pays natal, hanneton vole, vole,
Porte-lui mou amour et mes vœux et mes chants!
Et dis que l’on m’envoie ici Ja clé des champs !