‹ Marie-Magdeleine; drame en trois actesChapitre 17 sur 86 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

la route, une douzaine de misérables, détachés de cette bande, m'ont insultée d'une façon immonde et menacée de pierres... Gela devient intolérable, il est temps d'en débarrasser la contrée.

VERUS

On m'a parlé de ces gens-là... Je sais que le Procurateur s'en occupe... J'y ferai veiller de plus près. Du reste, si vous le désiriez, il me serait facile d'arrêter leur chef...

Je vous en prie, et le plus tôt possible... Je vous en serais singulièrement reconnaissante...

tf IL AN us

Je crois que vous faites fausse route. Les voleurs, selon moi, ne se trouvent pas de ce

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côté. Je suis assez bien placé pour connaître la bande, attendu que depuis cinq ou six jours elle opère à quelques pas de ma maison. J'ai même eu le plaisir — car tout se transforme en plaisir, à m.on âge — j'ai même eu le plaisir d'assister à l'une de leurs réunions. C'était près de la vieille route de Jéricho. Le chef parlait au milieu d'une foule poussiéreuse et déguenillée, parmi laquelle on remarquait un grand nombre d'estropiés et de malades assez répugnants. Ils semblent extrêmement ignorants et exaltés. Ils sont pauvres et sales, mais je les crois inoiïcnsifs et incapables de voler autre chose qu'un verre d'eau ou un épi de blé... Ils écoutaient avidement une anecdote assez naïve, l'histoire d'un fils qui revient chez son père après avoir dilapidé son patrimoine... Je n'ai pas entendu la fin, car on me regardait avec quelque méfiance... Mais le GaliJéen, ou le Nazaréen, comme on l'appelle ici, est assez curieux, et sa voix est d'une douceur pénétrante et particulière... C'est, paraît-il, le fils d'un charpentier... Je vous en reparlerai, j'ai sur lui

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