ACTE PREMIER
« Hosannah! Hosannah!... Fils de l'hoinine!... Seigneur! Seigaeur! ayez pitié : Seigneur, fils de David, guérissez le mulade. Maître! Maître! Seigneur! Jésus de Nazaretli, ayez pitié de moi!... Écartez-vous!... Silence... Silence!... 11 va parler. » A ces mots subitement le tumulte s'apaise. Un silence incomparable, auquel participent, semble-t-il, les oiseaux, le feuill ige des arbres et jusqu'à l'air que l'on respire, pèse de tout son poids surnaturel sur la campagne; et dans ce siîence que subissent également les personnages de la terrasse, monte, souveraine absolue de l'espace et de l'heure, une voix inouïe, douce et toute-puissante, ivre d'ardeur, de lumière et d'amour, lointaine et cependant proche de tous les cœurs et présente dans toutes les âmes...
LA VOIX
« Bienheureux les pauvres d'esprit, car le royaume des cieux leur appartient;
« Bienheureux ceux qui sont doux, car ils posséderont la terre;
« Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés.
APPIUS
Que dit-il?...
MAHIE-MAGUEI.EINE
SILANUS
Écoutez ! C'est assez curieux.
LA VOIX
« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés;
« Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront eux-mêmes miséricorde!... »
Je A^eux voir!...
Ellfi se li";ve et, connue irrésisliblcmcnt nttiri'C par I.i voix divine, va pour descendre les degiés de la terrasse et se diriger vers lo l'ond du jardin.
SILANUS, à mi-voix, essayant de la retenir.
N'y allez pas!...