MARION , LAGARDIE , MIGNOT
LAGARDIE , enlmiit à droite.
On arrive pour la fête. . . les salons se remplissent. . . Si je pouvais pe'nétrer jnsqn'n elle ! . . .
Eh! c^est LagarJie !
MIGNOT
tAGARDIE.
Mij;not!. . . Eh bien ! que m'apprenez-vons?. . .
MIGNOT
Rien de bon , mon panvre ami! ... IMarie est une ingrate ! elle te trahit , elle me trahit, elle nous trahit tous !
MARION
Comment!... ce jeune homme?... Eh mais! c'est le même qui , à son premier mariage ... Et il est fidèle ! . . . Oh ! par exemple, c'est jouer de malheur!
LÂGARDIE.
Expliquez-vous ! . . . Que voulez-vous dire ? . . .
MIGNOT
Tiens , voilà la re'ponse à ton billet.
Eii! donnez donc? ( Illit.) a Mon ami. . . )) [^ S' arrêtant.) Qu'est-ce que vous disiez. ? mon ami! . , .
MARION
Ça ne prouve rien; je m'y connais.
LAGARDIE, continunnl de lire.
« Jamais je n'ai mieux apprécié tout votre amour, et je » vous dois une preuve de mon estime. . . c'est la réponse ») que vous me demandez , et je vous la promets pour au- » jourd'hui, venez ce soir... et vous saurez si je vous « aime. . . » Vous voyez bien. . .
MIGNOT
Ma foi! si j'y comprends un mot. . .
MARION
Bah ! elle ne s'engage à rien,
MIGNOT
Ah! ça , mais son mariage avec le Maréchal?
LAGARDIE
Qu'ai-je entendu?. . . avec le Maréchal! , . , Est-ce que, par hasard, j'arriverais encore trop tard , comme l'antre fois ?
Marie Mignoi. S
MARION
Vons verrez qu'elle les ménage tous les deux pour en avoir un.
( Le fond du Théâtre s'omre , et l'on voit plusieurs salons richement de'core's et remplis de monde. — Des valets sont à la porte du milieu. — Le salon oh Von reçoit, est avant celui oh se passe la scène suivante. )
LÂfiARBlZ.
Serais-je joué?. . . Non !. . . il faut que mon sort se décide... Je l'aperçois entourée d'une foule brillante. >. N^importe, je veux qu'elle s'explique.
MARION
C'est cela.. . parlez-lui ferme. Un amant qui se fâche, ça me fait toujours rire I . . .
SCÈ]\E XIV.