MARIE, LAGARDIE
LAGARDiE , entrant par le fond.
Ma chère Marie I
Lagardie ! c'est vous ?
LAGARDIE
Laisse-moi t'embrasser. Si tu savais comme mon cœur tremblait quand je suis arrivé ; je me disais : S'est-elle sou- Tenue de moi , de notre amour, de nos espérances? serat-elle heureuse de me revoir?
MARIE
Pouvais-tu en douter ?
LAGARDIE
C'est que lorsqu'on aime bir.a , vois-tu , on a peur de tout; mais eu6n,nons voilà réunis.. . Que je te regarde ;i mon aise. . . Ah! comme tu es embellie!
^ MARIE
Et vous, Monsieur, voyons 5 comment revenez-vous?
LAGARDIE
Comment?. . .
AIR de Lantara.
Mais je reviens toujours fldelle , Je reviens cent fois plus épris !. . .
MARIE
Et plus heureux?
XAGARDIE.
Riais oui , ma belle , Puisque nous allons être unis. Content d'un sort simple et modeste , Le malheur diît-il m'accabler , Je braverai tout. . . s'il me reste La main qui doit me consoler.
Juge de mon amour! . . . j'ai attendri un oncle goutteux , et qui pis est, un procureur!
MARIE
Il te donne son nom et sa fortune?
LAGARDIE
Du tout, au contraire.
MARIE
Comment?